Didier Reynders rouvre (en partie) la destination Tunisie

La nouvelle tant attendue est tombée hier après-midi (jeudi) : « A la condition d’observer la prudence recommandée », les Belges peuvent à nouveau se rendre en Tunisie. Tout au moins dans une partie du pays…

L’avis du ministère des Affaires Étrangères rappelle d’abord que l’état d’urgence en Tunisie a été prorogé jusqu’au 17 mai 2017, que « la probabilité que d’autres événements sécuritaires de nature terroriste se produisent reste très élevée », et que « les risques liés aux activités des réseaux terroristes djihadistes persistent, notamment en raison du retour en Tunisie d’anciens combattants de Daesh ».

La côte est, privilégiée

Pour le MAE, les voyageurs peuvent se rendre à Tunis, sur l’axe côtier Mahdia-Monastir-Sousse-Hammamet-Nabeul-Tunis-Bizerte, mais sont invités à choisir judicieusement un lieu de séjour qui a pris les mesures nécessaires pour sécuriser ses clients.

Les voyages non-essentiels restent déconseillés sur le restant du territoire tunisien. Les déplacements sont formellement déconseillés dans les zones frontières avec l’Algérie à l’ouest de l’axe Tabarka – Jendouba – Le Kef – Kasserine – Gafsa – Tozeur, et dans les zones frontalières avec la Libye, au sud de l’axe Tozeur- Kebili – Matmata – Medenine – Zarzis.

Une perte énorme

Les voyages en Tunisie au départ de la Belgique n’ont jamais été formellement interdits, mais le pays était sous le coup d’un avis défavorable depuis l’attentat de Sousse, le 26 juin 2015. Auquel avait aussitôt correspondu la suspension des activités des grands tour-opérateurs, TUI et Thomas Cook. Une perte énorme pour le tourisme tunisien…

Depuis lors, de très importantes mesures de sécurité ont été prises : portiques de sécurité dans les hôtels, caméras, renforcement de la présence policière dans les rues comme sur les plages, etc. Simultanément, de nombreuses initiatives s’étaient multipliées, notamment des initiatives citoyennes, pour « faire plier » le ministre des Affaires Etrangères, mais sans succès.

Une solution « à la Belge » …

Faisant suite à de nombreux entretiens bilatéraux, la récente visite en Tunisie, du 15 au 17 février dernier, du président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudi Demotte, avait relancé l’espoir d’un assouplissement, aussitôt repris et amplifié sur les réseaux sociaux.

Personne, en revanche, ne s’attendait à une « solution à la Belge », qui aurait été inspirée en son temps par le bureau belge de l’ONTT, et qui divise en quelque sorte la Tunisie en trois régions : la côte Est, qui se trouve d’ailleurs la plus recherchée par les touristes ; les zones frontalières avec l’Algérie, à l’ouest, et la Lybie, au Sud, où l’on ne peut se rendre qu’à ses risques et périls, et le reste du pays, où les déplacements non essentiels continuent d’être déconseillés.

Quoi qu’il en soit, c’est une excellente nouvelle pour le tourisme tunisien, à la veille des vacances de Pâques. Reste à savoir ce que fera Neckermann, qui venait d’annuler tous ses vols jusqu’au 1er juillet.

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