Destination – Découverte (45) AMOMU

Ummoa - map - Wikipedia

Vous n’en avez certainement jamais entendu parler… Il s’agit en fait d’un archipel établi sur plusieurs continents, y compris l’Antarctique, dont la capitale fictive est Cyberterra (cela explique déjà les choses), la population de 67 habitants, et les deux langues reconnues l’anglais et l’italien.

Il faut dire que les membres fondateurs avaient en tête, au départ, la simplification administrative, notamment à l’égard de l’Organisation Internationale de Normalisation, qui attribue par exemple les codes internet. Furent donc réunis dans ce but quelques atolls oubliés du Pacifique, qui n’avaient en commun que leur « appartenance » officielle aux USA, sous le nom tout aussi officiel d’ « îles mineures éloignées des Etats-Unis ». Virtuellement envahies par ces fondateurs, elles reçurent le code Internet .um.

Ensuite, l’AMOMU (en majuscule puisqu’il s’agit d’un acronyme) s’est fortement agrandi et aussi diversifié. Cyberterra devint ainsi la première ville-capitale d’un royaume virtuel, situé arbitrairement en un point fictif de 43° Nord et 15° Est, c’est-à-dire dans la mer Adriatique, ce qui explique sans doute le choix de la langue italienne.

L’AMOMU revendique un territoire dans l’Antarctique, ainsi que son mandat sur « la grande zone d’ordures du Pacifique », ou encore sur des rochers et atolls perdus de l’océan Indien, menacés par la montée des eaux, et dont personne, à part ce pays fictif, ne prend la défense ou même la simple considération.

En anglais, AMOMU devient United Micronations Multi-Oceanic Archipelago (UMMOA), avec un siège au 11 Press Street, South Floral Park, NY 11001-3536, USA. Et UMMOA est d’ailleurs aux USA une marque enregistrée.

Le « pays » est dirigé par un Gouverneur, l’Honorable et Très Révérend Docteur Cesidio Tallini, lequel a signé des accords bilatéraux de reconnaissance avec la République de Cabinda (dont nous reparlerons un jour), avec l’Ordre Souverain de Saint-Jean de Jérusalem, et avec l’Ordre des Chevaliers de Malte. Il est reconnu par divers petits « Etats », eux-mêmes en manque de reconnaissance : outre Cabinda, l’Ambazonie ou Cameroun britannique du Sud, l’Organisation des Etats Africains Emergents, et quelques autres.

Le drapeau du « pays » est fait de six bandes horizontales avec les quatre couleurs de base, plus le blanc en haut et le noir en bas.

Un drapeau qui a du mal à s’imposer puisque les territoires revendiqués le sont aussi par d’autres, ce qui entraîne de multiples conflits territoriaux, avec -par ordre alphabétique- le Bangladesh, le Bélize, la Colombie, les Comores, la France, Haïti, l’Inde, la Jamaïque, les Kiribati, Madagascar, les îles Marshall, Maurice, le Nicaragua, le Portugal, les Seychelles et les Etats-Unis.

Face à de tels adversaires, le petit royaume virtuel a bien peu de chance de s’imposer, mais grâce à PagTour, il se fait un tout petit peu entendre !

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