Destination, attraction… Qu’en est-il ?

Village de Torgny © WBT - JL Flemal

Une destination, c’est un lieu (au sens le plus large) où l’on choisit délibérément de se rendre parce qu’on y est attiré. C’est le cas de tous les lieux de vacances. Et si l’on est attiré vers un lieu, c’est qu’il a un certain pouvoir d’attraction.

Il y a pas mal de lieux attractifs en Région Wallonne, de sorte que le Gouvernement wallon a défini dix conditions à remplir afin d’être répertorié comme « Attraction » officielle. On vous racontera après cette liste trois expérience « de terrain »…

Liste des conditions :

    1. Satisfaire aux conditions minimales du classement « Soleil ». (On aurait pu se passer de ce point, qui fait un peu double emploi avec tout ce qui suit !)
    2. Être identifié par un nom spécifique placé en évidence à l’entrée.
    3. Disposer d’un accueil, d’une billetterie accessible au public sur une période minimale.
    4. Disposer d’un accès contrôlé en permanence, d’un bureau, d’un comptoir ou d’un point d’accueil.
    5. Avoir un gestionnaire présent dans le périmètre de l’attraction. (Pas de télétravail ?)
    6. Afficher les tarifs et les horaires de façon visible à l’entrée.
    7. Éditer une publication imprimée, datée et gratuite, reprenant les coordonnées, les tarifs et les horaires, un descriptif et les langues pratiquées dans les visites. (Et le digital ?)
    8. L’attraction doit être propre et entretenue.
    9. Fournir des statistiques de fréquentation au CGT.
    10. Avoir une capacité d’exploitation simultanée de 30 personnes minimum.

Ça, c’est ce qui est demandé. Dans l’attribution des « soleils », on ajoutera par exemple la possibilité d’accès aux PMR, ce qui semble logique mais pas toujours évident sur des sites protégés ou en forât, comme un parc à gibier, par exemple: il serait dommage de bétonner des chemins en plein bois !

A cet aspect administratif des choses, nous voudrions exposer trois cas vécus, ; sans citer les lieux d’attraction par charité pour eux, espérant qu’ils se sont améliorés.

Le premier cas :

J’arrive à l’entrée, il y a bien un comptoir d’accueil, mais personne n’est présent. Je pourrais aisément voler quelques objets pratiques, comme un ordinateur portable.

Plusieurs personnes, visiblement employées par l’attraction, passent près de moi, et toutes me disent très courtoisement bonjour, mais pas une ne me demande si j’ai besoin de quoi que ce soit. Après 10 minutes, je décide de rentrer dans l’attraction sans billet. J’en fait le tour complet. Tout le monde me dit bonjour, c’est très agréable. Je sors et je m’en vais, ayant économisé 5 euros.

Deuxième cas :

Dans l’entrée, à nouveau personne derrière le comptoir. J’entends des voix dans une pièce voisine. Je crie: « Il y a quelqu’un ? ». Réponse, en criant tout autant : « Oui, c’est pourquoi ? » « Pour visiter ». « Oui, allez-y, on est occupé ». Économie : 10 euros. Je n’ai vu personne, et on ne m’a pas dit bonjour, cette fois.

Troisième cas :

Je montre ma carte de presse en demandant de pouvoir faire un tour rapide de l’attraction en plein air, pour un reportage dans le coin. On me demande si j’ai une carte « Famille nombreuse » !!! Ou toute autre qui pourrait me valoir une réduction.

Je réponds que je n’attends pas une réduction, mais la gratuité pour un parcours de 15 minutes afin de pouvoir décrire l’ambiance du lieu, que je n’ai pas d’enfants ni même de chien avec moi, et que je suis assez pressé.

Finalement, je demande si je peux parler à un responsable. J’ai pu lui parler par téléphone, et obtenu gain de cause : la brave employée à la réception n’avait jamais entendu parler d’une carte de presse.

Voilà trois cas que nous avons vécu personnellement. Nous devons à la vérité de dire qu’il y a environ dix ans que cela s’est passé pour les deux premiers, et 5 ans pour le troisième : largement le temps de s’améliorer.

C’est-à-dire de mettre en pratique les recommandations du CGT pour être réellement une attraction. Et depuis, nous en sommes certains, les choses ont évolué, mais dans nos métiers, il faut sans cesse se remettre en question, et ne jamais perdre de vue que nous sommes actifs dans les métiers de l’hospitalité !

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