Des pots de départ… perturbants

Pour honorer des militaires haut gradés sur le départ, l’armée de l’air française a fait voler des avions de chasse… qui ont perturbé le trafic aérien de la région parisienne cette semaine…

C’est le journal Libération qui a révélé cette information étonnante : deux pots de départ et un pot d’arrivée ont paralysé une partie du trafic aérien d’Île-de-France cette semaine suite au survol de deux Rafale, deux Mirage 2 000, un avion ravitailleur et un appareil de surveillance Awacs, au départ de l’aéroport de Villacoublay (Yvelines), au sud de Paris.

Le grand barnum a commencé ce lundi avec l’adieu aux armes du général commandant les forces aériennes stratégiques depuis 2015. Pour célébrer son départ, ce grand officier dans l’ordre de la Légion d’honneur a eu droit, rien que pour lui, à la parade de deux Rafale et de deux Mirage 2000.

Idem le lendemain avec l’adieu aux armes d’un général moins étoilé, mais qui a eu droit à son survol d’un avion de surveillance Awacs. Enfin, ce vendredi, l’armée de l’air va célébrer l’arrivée de son nouveau chef d’état-major qui bénéficiera de son vol de Rafale et de Mirage 2000.

La DGAC a du modifier la circulation aérienne civile

Ces célébrations ont quand même un coût pour l’armée de l’air, puisqu’une heure de vol d’un Rafale est estimée à environ 17.500 €, précise Libération. On vous laisse faire le compte... A l’heure de faire des économies, ces cérémonies (privées ?) tombent plutôt mal… Il y a eu un général en chef de l’armée française qui réclamait publiquement des crédits supplémentaires qui a été viré pour moins que ça….

Mais ce qu’on sait moins, c’est qu’elles ont contraint la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) à modifier la circulation aérienne dans le périmètre emprunté par les avions militaires au départ ou à l’arrivée de quatre aéroports franciliens, dont celui d’Orly. Ils ont été soumis à des procédures spécifiques pouvant aller jusqu’à la suspension temporaire des vols (mais pas ceux des militaires).

Jusqu’à maintenant, ce ne fut pas le cas pour les départs des généraux étoilés… Souhaitons la même chose à l’arrivé du nouveau patron de l’armée de l’air. Il n’empêche, entre les grèves des personnels aériens, des aiguilleurs du ciel, des bagagistes, des taxis, des camionneurs… j’en passe et des meilleures, le pauvre passager aérien d’Orly n’avait pas besoin de l’armée pour réussir son parcours du combattant…

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