Des huîtres à l’Unesco?

Alors que le Mont-Saint-Michel et sa baie célèbrent cette année leurs 40 ans d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco, celle-ci a sollicité l’État français pour réfléchir, avant 2020, à un nouveau plan de gestion afin de savoir « comment nous allons développer et mettre en avant la valeur universelle exceptionnelle du Mont-Saint-Michel et de sa baie », indique le maire de Cancale, Pierre-Yves Mahieu.

Dans le périmètre de ce nouveau plan de gestion figurent, entre autres, des activités telle l’ostréiculture. Les huîtres de Cancale font donc partie de ce plan. L’inscription au patrimoine de l’Unesco pourrait être rendue officielle d’ici deux ou trois ans.

Cancale a été élevée au statut de ville par François 1er en 1545 car le Roi avait apprécié ses huîtres servies à sa table. Mais l’ostréiculture cancalaise demeure encore une activité économique vivante, moderne et familiale, portée par la qualité préservée des eaux et du marnage de la baie du Mont-Saint-Michel. Une soixantaine d’ostréiculteurs produisent annuellement 4.500 tonnes (3.500 creuses et 1.000 plates) d’huîtres salées, iodées et pas très charnues.

Une première étape vient d’être franchie avec l’inscription de l’huitre de Cancale au patrimoine culturel immatériel (PCI) français le 18 novembre dernier, étape indispensable avant, peut-être, un classement au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Selon l’Unesco, on entend par patrimoine culturel immatériel, « les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire, ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés ».

Mais il n’est pas d’huîtres que de Cancale… Qu’en sera-t-il des Marennes, Oléron et autres appellations ? « Cette reconnaissance est certes localisée à Cancale, admet Philippe Le Gal, président du Comité national de la conchyliculture, mais elle ne peut que rayonner sur l’ensemble de la filière et valoriser l’huître en général ».

[Source : Le Télégramme]

Print Friendly, PDF & Email

Commentaires

commentaires

NO COMMENTS

LEAVE A REPLY