©Boeing

Peu de temps après la visite du premier ministre malaisien, Trump a reçu le premier ministre de Singapour. Chacun avait emporté dans ses bagages une commande impressionnante pour Boeing. Une façon d’obtenir de Washington un appui contre l’hégémonie de la Chine en Asie du Sud-Est. Mais est-ce bien suffisant ?

Le premier ministre de Malaisie avait une grosse commande pour Boeing

Trump a accueilli le Premier ministre Najib Razak le 10 Septembre dernier.

Le président américain n’a pas hésité une seconde pour remercier la Malaisie pour sa commande de 20 milliards de dollars auprès de Boeing.

Trump a également salué le « rôle majeur » de Najib Razak dans la lutte contre l’État Islamique et d’autres groupes djihadistes. Dans le même temps, le premier ministre malaisien a redoré son blason au moins dans son pays. Aux États-Unis, le ministère de la justice enquête sur une fraude autour d’un fonds d’investissement malaisien qui aurait été pillé. Des investisseurs américains sont concernés par les pertes…

Un mois plus tard, le 1er ministre de Singapour avait également sa commande de Boeings

Trump a accueilli, ce 23 Octobre, Lee Hsien Loong, le premier ministre de Singapour. Lui aussi avait amené dans ses bagages une commande de 14 milliards de dollars pour Boeing. Il faut reconnaitre qu’entre Singapour et les US, les liens diplomatiques et commerciaux sont anciens et plutôt excellents. Le premier ministre de Singapour a déclaré dans un message Facebook. « J’ai exprimé mon espoir que les États-Unis continuent à participer pleinement dans la région Asie-Pacifique, et a adressé une invitation au Président Trump pour nous rendre visite ».

Un des ministres singapourien a évoqué les liens étroits en matière de défense

Le ministre singapourien présent a souligné les liens étroits de défense entre les deux pays. Les deux parties bénéficient d’une « coopération étroite de sécurité », y compris la sécurité transnationale, le terrorisme et la cybersécurité.

Il a ajouté que les responsables avaient une « bonne discussion » sur les développements régionaux, notamment la situation dans la péninsule coréenne et les relations entre la Chine et les États-Unis. « Ces questions, ainsi que l’engagement continu des États-Unis dans notre région, ont une incidence directe sur la stabilité régionale, la paix et la prospérité ».

La Chine au centre des discussions

Sans grande surprise, le leader chinois, Xi Jinping, a obtenu un nouveau mandat de cinq ans à la tête du Parti communiste chinois et sera réélu sans problème à la tête du pays.

Plusieurs commentateurs indiquent que Xi Jinping, est « probablement le dirigeant le plus puissant » que la Chine a eu en un siècle. C’est sous son impulsion que la Chine revendique certaines parties du sud de la Mer de Chine. Plusieurs pays sont concernés comme la Malaisie, Le Vietnam ou les Philippines.

Les pays d’Asie du Sud-Est restent préoccupés

La possibilité d’un conflit sur la Corée du Nord pourrait avoir des conséquences désastreuses sur toute la région. Les pays d’Asie du Sud se tournent vers les US afin de tenter de faire un contrepoids. Mais, il semblerait qu’au-delà de l’emprise évidente de la Chine en Asie du Sud-Est, la Chine se présente désormais comme une grande puissance internationale, une politique développée par Xi Jinping.

La Chine et ses ambitions mondiales

Le pays est présent et actif dans toutes les grandes institutions internationales. Et « toutes les infrastructures qui ont été mises en place depuis cinq ans, comme la Banque asiatique d’investissement, les nouvelles Routes de la soie, sont tournées vers l’Asie, l’Afrique, l’Europe mais aussi l’Amérique du Sud ». Plus aucun continent n’échappe à l’ambition mondiale de la Chine.

On le voit la plupart des pays d’Asie du sud auront des difficultés à échapper à l’emprise du géant chinois. La Thaïlande s’est largement rapprochée de Pékin, tout comme des pays comme la Birmanie. Sur le plan économique, tant le Vietnam, la Malaisie que Singapour dépendent en garde partie de la Chine.

Il n’est pas certain que ces commandes d’avions puissent peser fortement sur ce que pourront faire les États-Unis pour redevenir un contrepoids sérieux en Asie.

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