Décidément, on ne changera pas Michael O’Leary!

Devant les grèves et menaces de grèves qui se multiplient, il menace ! C’est bien sûr son droit, mais ses arguments sont tels qu’il risque de perdre encore un plus de crédibilité.

L’une des menaces est en effet de délocaliser ses avions « dans des lieux où la compagnie ne sera pas menacée par des grèves ». C’est assez sidérant : c’est comme si les marchés porteurs n’existaient pas. Il préférerait partir d’un aéroport dans un pays au régime politique disons plus ferme, et surtout où les lois sociales sont moins évoluées et les salaires plus bas, que des endroits qui sont au cœur des marchés. Étrange politique.

O’Leary va plus loin, en citant les pays de l’Europe de l’Est, bien plus « raisonnables » à son goût, et notamment la Pologne qui est en plein boom. D’accord, mais est-ce une raison pour laisser tomber des places fortes d’Europe de l’Ouest ? N’est-ce pas la mauvaise façon de régler le problème ? D’un côté, il entrerait en concurrence très directe avec easyjet et WizzAir, et de l’autre il ouvrirait une brèche dans laquelle Eurowings s’engouffrerait avec délectation.

Et enfin, on se demande si Michael lit la presse : partout dans le monde, toutes les compagnies aériennes sont en manque –et donc à la recherche- de personnel de bord et de pilotes. Bien sûr, ce qui retient encore ces gens d’aller voir ailleurs, c’est leur confort : c’est tellement mieux partir de chez soi et d’y revenir le soir, que de s’expatrier. Mais il ne faudrait quand même pas trop tirer sur la corde… Les jeunes sont moins casaniers, avides de découvrir ; et ils coûtent aussi moins cher.

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