D Day : un filon inépuisable pour le tourisme

Nous avons toutes et tous un devoir de mémoire envers les victimes tombées pour notre liberté. En ce 75eme anniversaire du débarquement, il reste encore quelques vétérans en vie pour témoigner de l’héroïsme de leurs compagnons trop tôt disparus. 

Même en Belgique, à Raversijde, vous pouvez découvrir un Musée du Mur de l’Atlantique. Le « merchandising » des produits qui accompagnent chacune des visites des sites historiques, cimetières inclus, est on ne peut plus complet : tasses, vestes de cuir, vrais et faux objets de l’époque et j’en passe. Une cinémathèque de films est disponible retraçant, de manière romancée parfois, presque chaque journée de cette terrible période. 

Est-ce bien moral tout cela ?? 

Est-ce moral de s’enrichir sur les malheurs d’une époque, encore proche ? À chacun son interprétation. Pour ma part, j’ai retenu la phrase de Chantal Delsol, philosophe et écrivaine, qui résume parfaitement la question : « Le bonheur sans histoire dans lequel nous vivons est un profond anesthésiant, capable d’effacer la connaissance de ses sources. Au fond, les commémorations ont pour seul but de rappeler que chacune de nos grandeurs, de nos joies et de nos bonnes étoiles a été conquise sur le malheur et sur les tragédies. »

À méditer. 

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