Congrès UPAV (4) : aviation et durabilité

L’invité sur ce sujet « à la mode » est Herman Carpentier, VP Aeropolitical Government & International Relations chez Brussels Airlines. La question de cette séance est :

Que fait-on en aviation pour la durabilité ?

L’aviation est en effet très souvent sur le banc des accusés, on a même quasi adopté le mot suédois « Flygskam » ou bannissement de l’aérien.

Il faut tout d’abord rappeler que tous les moyens de transport réunis représentent 22% des émissions de CO2. Dans ces 22%, seuls 11% sont dus à l’aviation, soit 2,2% du total. Alors pourquoi cet acharnement ? Sans doute parce que le secteur est l’un des plus médiatisé au monde. (Et peut-être aussi parce que les autres « coupables » ont intérêt à pointer ce secteur du doigt pour couvrir leur propre culpabilité).

Être au courant

L’aviation cherche depuis longtemps de nouveaux combustibles, mais cela prend beaucoup de temps. Quelques avions volent déjà à l’électricité, mais ils sont ultralégers. Pour la gamme des porteurs de 300 pax, il faudra encore au moins 50 ans avant d’y arriver.

L’orateur rappelle aussi les effets de la dérégulation.

En 1994, pour le seul groupe LH, il y avait moins de 38 millions de passagers transportés. En 2018, ce chiffre est passé à plus de 142 millions. C’est l’effet de la globalisation des marchés, de leur libération, de la multiplication des échanges. Mais dans le même temps, on dit rarement que la consommation par 100 pax a baissé de 69% !

Pénalité de 7 millions !

D’autres facteurs de « pollution » (qu’elle soit en émissions de CO2 ou de bruit) ne dépendent pas toujours des compagnies aériennes, mais parfois de la réglementation. Ainsi à Bruxelles et pour la seule compagnie B.A., le surcoût est de 7 millions à cause de l’utilisation imposée de l’espace aérien bas. Ceci parce que l’espace plus élevé est, au-dessus de la Belgique, le plus dense d’Europe.

L’ennemi, c’est le poids

Sait-on aussi que les émissions de bruit ont baissé de 35% en 15 ans ? Le combat perpétuel des compagnies et des constructeurs est celui mené contre le poids. Mais il faut choisir : les couverts en plastique, par exemple, sont bien moins lourds que ceux en métal, et ils sont beaucoup moins chers : il ne faut pas dépenser de l’énergie à les laver et on ne les vole pas. Mais ils sont en plastique, matière bannie…

Une compagnie bien en selle

Enfin Herman Carpentier termine en montrant un petit film : Bike for Africa, qui témoigne de l’implication humaine des personnels de Brussels Airlines en Afrique, où depuis toujours la compagnie (et celle qui l’a précédée) s’est érigée en modèle de coopération avec les populations locales.

 

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