Comparaison des pratiques des affaires (1): Inde et Israël

Ou comment réussir son expatriation professionnelle dans deux pays aux antipodes.

Le Président d'Israël, Reuven Rivlin (au centre) avec le Premier Ministre indien, Narendra Modi (à droite)

Cet article a pour but d’éclairer de futurs expatriés au sujet des coutumes locales afin de les aider à comprendre les pratiques et habitudes dans les affaires puis de pouvoir s’implanter durablement dans les pays concernés.

La base de toute relation est la communication. Avec assez de patience et enthousiasme, les différences culturelles enrichissent le dialogue permettant aux interlocuteurs de découvrir leurs propres habitudes. Cela commence même par le rapport au temps : La perception de la ponctualité, la distraction par l’interruption et la façon d’effectuer des tâches sont fortement lié aux traits mono chroniques ou poly chroniques enraciné dans la culture concernée.

L’Inde et Israël sont deux pays éloignés de nos cultures occidentales à beaucoup d’égards mais aussi au niveau de la religion, même si le second tend plus à se rapprocher de nos coutumes que l’Inde. Il peut être difficile de s’intégrer dans leurs communautés sans en connaître tous les codes.

Ils ont chacun deux langues officielles, dont l’anglais en commun, langue majoritairement utilisée dans les affaires de ces deux pays. L’un comme l’autre dispose d’une capitale économique différente de leur capitale historique et politique : Tel-Aviv pour Israël et Mumbai pour l’Inde.

Deux cultures qui reflètent un grand nombre de divergences

Tout en étant différent de nos pays de type occidentaux, ils n’en demeurent pas moins très différents entre eux. Israël est un pays majoritairement juif (plus de 75% de la population) et l’Inde est majoritairement hindou (plus de 75% de la population également). Simplement par la religion, ces deux cultures reflètent un grand nombre de divergences.

Dans le judaïsme pur, il est obligatoire de manger de la nourriture casher, ce qui exclut la viande de porc pour ne citer que cela.

Alors que dans l’hindouisme la vache est sacrée, “le bœuf est mangé par les basses castes et les intouchables” mais dans la majorité, les indiens sont végétariens de par leur religion.

Avec ces habitudes alimentaires imposées par la religion, il faut donc faire très attention au moment d’inviter un israélien ou un indien dans un restaurant pour un repas d’affaire.

La religion dicte également la plupart des jours fériés des deux pays, avec pour chacun des dates et fêtes différentes, tout comme le fait de ne pas travailler le jour du Shabbat en Israël (le samedi), ce qui organise les semaines du dimanche au jeudi.

Bien connaître son interlocuteur

Mis à part la religion, on dénote des différences culturelles dans la façon d’aborder les réunions d’affaire, notamment dans la manière de s’habiller. Les indiens s’habillent très formellement pour aborder ces réunions, au contraire des israéliens qui s’habillent plutôt de manière décontractée. Mais l’un comme l’autre apprécient les discussions “pre-business” avant d’entamer les négociations. Négociations lors desquelles un israélien sera très direct, risquant de déstabiliser un indien qui le sera beaucoup moins.

Pour un israélien, il est de coutume de s’adresser par son titre à l’interlocuteur en guise de respect lors de la première rencontre puis par le prénom de lors des rencontres suivantes, afin de rendre les discussions plus intimes et honnêtes.

Il est également bien vu de faire l’effort de prononcer son prénom en hébreu ou en arabe surtout lorsque l’on vient d’un pays étranger. A l’inverse, un indien va favoriser l’utilisation du titre à chaque entretien.

Avec tous les points communs et les différences, ce qui est sûr c’est que tous les deux pays accueillent les expatriés en offrant de nouvelles expériences. Les portes s’ouvrent lorsqu’on prête attention à ces détails. Que ce soit une invitation accepté, suivi par un petit cadeau pour l’israélien ou encore le fait de montrer son intérêt personnel de manière sincère tout en gardant le respect en Inde, il existe une variété de gestes fortement appréciés. Cela étant dit – Saubhāgya, Be-atzlaha et all the best aux futurs expatriés !

ERASMUS de South Champagne Business School Troyes

Pierre Debref

Clarisse Mia

Jennifer Suhling

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