Comment l’usage du smartphone en vol peut mener un touriste en prison

En République nationaliste de Chine en tout cas. On ne plaisante pas avec la loi à Taïwan. Un blogueur taïwanais risque de se retrouver en prison pour avoir transgressé les règles de l’aviation civile locale.

En effet, l’article 43-2 de la loi sur l’aviation civile dispose :
« Qu’aucun équipement pouvant nuire à la navigation ou aux communications pendant le vol ne peut être utilisé sans l’autorisation expresse de la CAA ou sur instruction de l’équipage de cabine avec le consentement du commandant de bord. »

Les sanctions pour violation de dispositions de la loi comprennent une peine de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans ou une amende pouvant aller jusqu’à 150 000 NT $ (4 331 €.).

Mais, quel grave délit a commis M. Chen pour en arriver là ?

Il a simplement utilisé son smartphone pour diffuser le roulage et le décollage du vol Æ 365 Mandarin Airlines du 18 avril dernier qui reliait Taïwan à Penghu.

Victime d’une délation émanant d’internautes ayant visionné son post et qui l’ont transmis à l’administration de l’aéronautique, cette dernière a décrété qu’un tel crime ne pouvait rester impuni.

Le dossier a été transmis au parquet de Taipei

Après avoir vérifié le manifeste passager, la présence de M. Chen étant avéré à bord du vol le dossier était rapidement bouclé. D’autant plus que l’équipage avait clairement informé les passagers que les téléphones portables devaient être éteints au moment du décollage.

La vidéo a été lancée après que les membres de l’équipage de cabine avaient clairement énoncé l’interdiction d’utiliser des appareils mobiles pendant le décollage.

Circonstance aggravante, ses followers l’avaient exhorté à cesser de filmer le décollage du vol, tant les risques judiciaires étaient importants.

On ne plaisante pas avec la loi à Taïwan !

D’autant plus que M. Chen a provoqué la justice en affirmant que le montant de l’amende représentait peu d’argent pour lui. Aujourd’hui, l’aviation civile demande à la justice d’appliquer la plus grande sévérité à ce cas d’école.
Il ne reste donc plus qu’à connaitre la décision de la justice de la République nationaliste de Chine.

François Teyssier

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