Chine: 70 pays dans le projet de la nouvelle Route de la Soie

Le Forum franco-chinois sur l’investissement qui s’est tenu cette semaine à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris a permis de faire le point sur les investissements chinois en France et d’aborder les enjeux de la nouvelle route de la soie chinoise…

Il a en effet été beaucoup question du projet de la nouvelle route de la soie chinoise, One Belt, One Road. « Ce qui nous est proposé avec cette nouvelle route de la soie, c’est un nouveau plan Marshall », a estimé Jean Pierre Raffarin, ancien Premier Ministre et grand connaisseur de la Chine. « Bien sûr c’est un projet qui est favorable à la Chine mais cette nouvelle route de la soie ne parle pas uniquement d’infrastructures, il s’agit aussi de connectivité numérique digitale. Au forum chinois où j’ai assisté à la demande d’Emmanuel Macron en mai dernier, 41 pays étaient mobilisés et plus de 70 pays ont demandé à s’engager dans ce projet. La France peut être leader sur ce sujet en Europe » a-t-il ajouté.

« Notre projet One Belt, One Road vise à engager le monde dans une économie ouverte afin de renforcer la coopération internationale et la connectivité », a déclaré de son côté Yuanyuan Gao, Ministre Conseiller-Commercial de l’Ambassade de Chine en France.

©-deva777@free.fr-Fotolia_17537552-976x400La France, quatrième partenaire européen de la Chine

La France est le quatrième partenaire européen de la Chine. Même si de nombreuses entreprises chinoises ont pris des participations dans des entreprises françaises (le Club Med, Louvre Hotels, Aigle Azur, Pierre&Vacances), le poids de la Chine reste encore faible en France, contrairement aux idées reçues, avec moins de 2% des IDE étrangers.

La France se situe néanmoins au 2ème rang des investissements chinois en Europe après le Royaume-Uni. Comparativement, l’Allemagne a investi deux fois plus. A l’inverse, Business France recensait fin 2015 près de 650 filiales d’entreprises chinoises et hongkongaises établies en France, surtout en région parisienne et en Rhône-Alpes, employant plus de 45.000 personnes.

Une croissance de 6,5 %

Le marché chinois reste très intéressant pour les entreprises françaises même si cela dépend du secteur. La Chine affiche un taux de croissance de 6,5% pour cette année, bien que moins important qu’auparavant mais qui reste très enviable. Le secteur du tourisme est notamment promis à un grand essor dans les prochaines années.

©Club Med
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L’exemple du Club Med

Le président du Club Med, Henri Giscard d’Estaing est venu éclairer les participants au forum sur les bénéfices de l’investissement du groupe Fosun dans son entreprise : « Nous nous sommes rencontrés il y a 7 ans à un moment où le Club Med était déjà engagé sur le marché chinois. Cet investissement nous a permis de prendre des positions sur le marché chinois et de nous développer très rapidement dans le monde à un moment où les touristes chinois vont devenir de plus en plus nombreux. Ils ont investi dans le Club Med car c’est un produit unique », a-t-il déclaré.

Jim Qiang, vice-président du groupe Fosun, a semblé ravi de son investissement : « Les résultats de notre investissement sont très positifs et il y a déjà cinq villages Club Med en Chine. Le respect mutuel a été très important dans notre relation ».

4356116454_545e029ca5_bSe hâter lentement

Pour Jean Pierre Raffarin, le plus grand bénéfice de la Chine et des pays asiatiques est sans doute d’apporter une autre vision du monde aux pays occidentaux. Plutôt que de chercher l’affrontement, la sagesse orientale a toujours cherché à contourner les problèmes à l’image du jeu de Go, sans se hâter.

Et alors que le monde est confronté à des problèmes globaux comme la population, le réchauffement climatique ou les migrations, la vision asiatique à long-terme semble plutôt bien adaptée aux enjeux de notre siècle…

(Source: Business Traveler France)

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