Charleroi fait face à son succès

Depuis le 27 avril, l’aéroport de Charleroi propose Belavia. Avec 3 vols semaine en Embraer 175, des connexions associent désormais le pôle wallon avec la République du Belarus. Après Pegasus Airlines, une évolution est en marche: les couleurs jaunes et bleues laissent la place à une arc-en-ciel attendu.

Belavia: une classe business à Charleroi

Avec Pegasus Airlines, Charleroi proposait déjà un produit Hub qui ouvrait la destination à l’international. En accueillant Belavia, l’aéropôle wallon écrit un nouveau chapitre de son histoire: une compagnie nationale proposant une classe économique et business y offre désormais ses services.

« Nous avons du adapter notre système informatique, acheter du matériel et former notre personnel en l’espace de 4 mois » nous informe Vincent Grassa, porte-parole de l’aéroport. Une prouesse, d’autant plus qu’Air Corsica y a entre-temps jeté son dévolu.

Avec un classement OAG 4 étoiles et 90 pourcents de vols ponctuels, l’aéroport est flexible et répond rapidement aux demandes des nouvelles compagnies.

Depuis bientôt un mois, les vols desservant le Bélarus ne désemplissent pas. La compagnie slave entrevoit déjà de proposer des Boeing 737-500 afin de répondre aux nombreuses demandes, jusqu’à présent domestiques.

022Un nouveau terminal

Le succès constant de Charleroi a engendré la construction d’un nouveau terminal. Le T2 déssert exclusivement Schengen et comptabilise 8 comptoirs, 3 portes et autant de tapis de bagage. Depuis le parking, un jeu de couleurs permet aux passagers déconcertés de s’y retrouver. Un jaune fluo se distingue du rouge, qui est dévolu au T1.

Cet agrandissement est le fruit de la success story wallonne. Pensé pour 3 millions de visiteurs en 2008, l’aéroport a accueilli plus de 7 millions de passagers en 2016. « Malgré ce succès, nous avons pu conserver un service de qualité et assurer la ponctualité » renchérit Vincent Grassa.

Un parking foot & fly

Suite aux attentats, l’aéroport de Charleroi a perdu quelques 600 places de parking. Face à ce constat, de nombreux éléments ont été revus et modifiés. Prochainement, le toit du P1 sera transformé en « parking minute ».

_424hdcmjnUn nouvel espace sera aménagé à côté du rond-point desservant l’aéroport

Nommé « Foot and Fly » il sera distant en 10 minutes à pied de l’aéroport. Moins cher que les parkings plus proches, il permettra de répondre à une demande en constante évolution. Ce nouveau parking permettra aussi de mettre le holà aux parkings pirates qui fleurissent non loin de là: « Ils ne respectent pas la législation et de nombreux véhicules y sont endommagés » nous fait remarquer le jeune porte-parole.

Ce nouveau parking permettra en outre de proposer un lieu de délestage pour toutes les bourses; à l’image de l’évolution aéroportuaire hennuyère.

 

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Nos commentaires

Pour moi, CRL n’est pas un hub, c’est bien la raison pour laquelle Ryanair est allée vers BRU. La définition du hub, c’est une plate-forme d’échanges entre lignes aériennes, à ne pas confondre avec une base, comme ATL l’est pour Delta par exemple. Un hub suppose des accords d’échanges, les compagnies se « nourrissant » l’une l’autre sur des destinations qu’elles ne desservent pas.

M.D.

 

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