©Office de Tourisme de Cambrai

C’est un tank, et pourtant il s’appelle Deborah, pèse 26 tonnes et est arrivé à Cambrai en secret à l’automne 1917. C’est l’un des 476 tanks britanniques de la Grande Offensive de novembre 17 autour de la ville. La plupart des chars sont détruits. Enterrée lors de la bataille, Deborah ne sera retrouvée qu’en 1998 au fond d’une grange.

A ce jour, c’est le seul tank britannique témoin de cette bataille. Il est aujourd’hui la pièce maîtresse du centre d’interprétation « Cambrai Tank 1917 » qui ouvrira ses portes en mars 2018. Car son histoire n’est pas commune…

100 ans après, Deborah a fait couler beaucoup d’encre (et sans doute quelques larmes) chez les lecteurs de la presse Outre-Manche. A l’aube du Centenaire de la Bataille de Cambrai, des journalistes britanniques ont parcouru paisiblement les champs de bataille du Cambrésis les 18 et 19 novembre derniers à l’invitation de l’office du tourisme du cambrésis. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que Deborah les a marqué.

8 membres d’équipages dans leur cercueil d’acier

Car son histoire est étonnante : tank en action lors de la bataille de Cambrai il y a 100 ans presque jour pour jour, il fut enfoui lors de celle-ci… déterré avant d’être découvert au fond d’une grange en 1998. Et il va revivre enfin en tant que pièce centrale du futur musée. Et Deborah portait bien son nom… Pour un tank.

Car le le monstre d’acier gardait en lui quand on l’a déterré, 8 membres d’équipages tombés le 20 novembre 1917. Nord Tourisme a raconté le destin incroyable de Deborah, mais surtout de ses hommes : son chef de char, son équipage, les artistes connus comme le commun des mortels (voir vidéo ci-dessous).

Cet ultime témoin de la bataille de Cambrai va à être enfin mis en lumière. Tout vient à point pour qui sait attendre… C’est long parfois. Mais mieux vaut tard que jamais.

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