Brussels Airlines: un autre scénario est possible!

On a déjà beaucoup écrit sur le sujet, mais que faut-il réellement penser ? Que Brussels Airlines va se faire bouffer et devenir Eurowings ? Que les avions vont quitter Bruxelles pour rallier Francfort, Munich ou d’autres places ? Possible, mais improbable…

La stratégie récente de LH

Possible, oui, Lufthansa décidera. Mais ce n’est pas le scénario qui nous est montré par le passé récent. La stratégie de Lufthansa durant les dernières années a été de se créer des « places fortes ». Elle a commencé par Munich, après Francfort qui existait déjà.

Elle s’est ensuite attaquée à la Suisse, non pas pour « manger » Swiss, mais pour rationaliser : c’est Zurich, la place forte, et tant pis pour Genève dont le marché n’est pas suffisant. Pour autant la destination n’est pas supprimée… Ce fut ensuite au tour de Vienne : Austrian non plus ne s’est pas faite bouffer par l’ogre, au contraire : son développement vers l’Asie, notamment, est remarquable.

Pourquoi en serait-il différemment de Bruxelles ?

La destination capitalise (c’est le cas de le dire) sur son statut de « capitale européenne » : on voit mal les Allemands ne pas prendre ce fait en considération. Bruxelles est un hub, c’est évident.

winter_operations__brussels_airport_january_2013_8387465114Et un hub est un lieu d’échanges, entre long- et court courriers.

Brussels Airlines est un partenaire essentiel sur l’Afrique, grâce notamment à une longue expérience de la destination, doublée d’une vraie expertise.

Pas l’ADN du low-cost

Enfin, il faut parler du modèle économique des airlines. Le modèle low-cost est encore essayé par les compagnies traditionnelles, mais c’est à chaque fois un échec. Parce qu’elles n’ont pas l’ADN du low-cost : couper drastiquement dans les frais, simplifier, ne plus se prendre pour un « pavillon » à défendre, mettre fin aux privilèges…

En revanche, Brussels Airlines a servi de laboratoire pour un modèle économique et tarifaire qui fonctionne ! Le modèle de flexibilité est non seulement bien ancré maintenant dans le marché belge, mais il pourrait même être adopté par les autres compagnies du groupe ! C’est d’autant plus probable que les pures low-cost de leur côté visent le segment business par un assouplissement considérable de leurs règles de fonctionnement.

Naïf ?

Évidemment, nous pouvons nous tromper… Évidemment, chaque indice peut être interprété d’une façon différente. Mais nous voulons croire à la pérennité de la compagnie qui porte le nom de Brussels Airlines, à la grande fierté d’une bonne partie des Belges. L’avenir nous dira qui aura finalement vu juste.

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