British Airways commencent à souffrir avant même l’application du Brexit

Le syndicat des agences de voyages britanniques ne veut pas paniquer. Une étude réalisée il y a quelques semaines, en collaboration avec le cabinet Deloitte, ne semblait pas sombre pour l’industrie du tourisme en Grande Bretagne après le Brexit. Par contre, l’étude fait ressortir des risques pour le transport aérien. Le groupe IAG propriétaire notamment de British Airways s’inquiète déjà des premières conséquences.

IAG prévoit un bénéfice moins important que prévu

International Airlines Group (IAG), qui possède British Airways, Aer Lingus, Iberia et Vueling, a publié une déclaration à la Bourse (Indice FTSE 100) pour indiquer que depuis le début de Juin, le groupe avait déjà souffert d’un essoufflement de la demande au Royaume Uni.  Il semble que cela proviendrait de la nervosité des consommateurs dans les jours précédents le vote. La société avait annoncé initialement aux investisseurs une augmentation du bénéfice d’exploitation de 945m € pour 2016. Mais désormais le groupe IAG prévoit maintenant que le bénéfice sera plus faible. Les prévisions du groupe se situent tout de même à  3,3 milliards € de bénéfices d’exploitation pour cette année…

Le mois de Juin a été mauvais pour les compagnies aériennes britanniques

IAG estime que le Brexit ne devrait pas avoir un impact significatif à long terme sur son activité. Par contre, sur le court terme, et en particulier dans la période précédant le référendum au Royaume-Uni, IAG a connu un environnement commercial plus faible que prévu.

Les marchés financiers sont sur les nerfs

Les marchés boursiers sont nerveux et pas seulement eu Royaume-Uni. L’annonce d’un « profit warning » juste après l’annonce des résultats du référendum a fait monter la température. Il y a déjà de fortes craintes de la part des investisseurs dans les compagnies aériennes et chez les voyagistes. Les financiers prédisent qu’ils seront durement touchés par la décision surprise de la Grande-Bretagne de sortir de l’Union Européenne.

Les compagnies aériennes anglaises craignent de ne plus avoir les mêmes droits

Une des préoccupations majeures pour les compagnies aériennes britanniques est l’accès à l’espace aérien européen commun pour le Royaume-Uni. Aujourd’hui, les transporteurs aériens européens peuvent voler librement dans toute l’Europe. Il est possible que ce droit soit remis en question après la décision du pays de quitter l’UE.

Les spécialistes financiers restent pessimistes

Tous les transporteurs britanniques dont British Airways et Easyjet seront durement touchée par la chute de la livre sterling.  En effet, une grande partie des coûts est libellée en dollars américains comme le carburant ou l’entretien des appareils. L’affolement des places financières était prévisible en cas de Brexit.

Cela ne durera pas car elles trouveront comme toujours des solutions. Il y a tout de même une inconnue. Il s’agit de la réaction du consommateur de voyages. L’association des agences de voyages reste optimiste pour 2016, car les britanniques comme les allemands réservent très à l’avance leurs vacances. L’année 2017 sera sûrement un peu plus problématique.

 

 

 

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