British Airways achète 200 Boeing 737 Max…

Bonne affaire ou appui politique ?

Boeing vit actuellement une période difficile avec les difficultés liées au 737 MAX mais le constructeur s’en sortira très vite. Néanmoins la commande du groupe anglais IAG – British Airways, lors du salon aéronautique du Bourget a de quoi surprendre !

Une lettre d’intention pour 200 appareils

IAG, société mère de British Airways, Iberia, Aer Lingus, Vueking et Level, a voulu sûrement marquer les esprits lors du salon international de l’aéronautique et de l’aviation civile de Paris.

IAG a déclaré avoir signé une lettre d’intention avec Boeing, dans laquelle il était prévu de prendre les jets Max en deux versions: la 737-8 de taille moyenne et la 737-10 de plus grande taille. Il s’agit tout de même d’une commande qui au prix catalogue vaut au minimum 20 milliards d’euros.

La version qui peut être considérée comme officielle

Il se dit que le patron d’IAG, Willie Walsh serait à la fois un opportuniste et un négociateur perspicace.

Il a sûrement obtenu un très bon prix, car aujourd’hui, les compagnies ne se pressent pas pour commander le nouvel appareil qui a occasionné deux accidents mortels.

Boeing avoue avoir fauté. Mais, selon les experts aéronautiques, le 737 Max serait un appareil efficace et qui devrait avoir du succès, une fois les corrections apportées, notamment au logiciel.

C’est la seule grande compagnie aérienne à manifester un intérêt au 737 Max

Boeing a suspendu ses livraisons et certaines compagnies aériennes qui ont déjà acheté les avions ont indiqué qu’elles souhaitaient ne pas honorer les commandes et préféraient sélectionner d’autres types d’avions.

Toutes les offres ne vont pas de la lettre d’intention à la commande ferme. Mais compte tenu de la feuille de route de Willie Walsh et l’objectif de Boeing de faire un grand succès avec le 737 Max, il est bien possible qu’IAG confirmera sa commande.

Le Brexit est en route avec ou sans accord

On attend très vite le nom du premier ministre britannique. Mais, il semble que Boris Johnson soit le grand favori.

Il a promis de présenter le Brexit avant le 31 octobre avec « accord ou non accord », mais il semble depuis lors avoir hésité sur cet engagement.

Les « Brexiters » comme Dominic Raab et Esther McVey ont déclaré que la priorité devait être de respecter le résultat du référendum de 2016 et que le Royaume-Uni devrait être prêt à n’accepter aucun accord. Il est possible que le Royaume-Uni montre « ses muscles » en se rapprochant des Etats-Unis, si un accord était impossible avec l’Union Européenne. L’intention de British Airways est un exemple.

Le doute sur la commande chez Boeing

Dans un communiqué de presse, IAG aurait déclaré que les avions pourraient être destinés à ses deux compagnies aériennes à bas coûts, Vueling et Level, sans toutefois préciser à quel moment les livraisons pourraient commencer.

Pourtant, les deux compagnies low-cost ne pilotent actuellement que des avions Airbus. Passer d’Airbus à Boeing sera une tâche pas impossible mais coûteuse. Les low-cost n’utilisent que très rarement plusieurs types d’appareils. Ryanair joue la carte Boeing dans toute sa flotte sauf dans ses filiales habituées à Airbus.

Un lot de consolation chez Airbus

IAG a également commandé mardi 14 Airbus A321XLR pour Aer Lingus. L’avion est un avion à fuselage étroit à longue portée qui peut voler de Dublin au centre des États-Unis.

Coup politique ou opportunité d’IAG, on connaîtra la réponse dans quelques mois.

 

 

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