Brexit: les agences anglaises veulent le beurre, l’argent du beurre … et plus encore!

L’Association of British Travel Agents (ABTA), la puissante organisation professionnelle britannique du voyage, a défini ses propres priorités pour les négociations sur le Brexit. L’article 50 a été déclenché et les anglais ne veulent pas perdre tous les droits acquis…

L’ABTA a adressé un rapport post Brexit au gouvernement

Dans un rapport, « Making a Success of Brexit for Travel and Tourism », l’ABTA expose ses priorités pour l’industrie du Voyage et pour les voyageurs britanniques. L’association a demandé au gouvernement de bien voir les priorités avant les négociations officielles. Rien de moins !

Voyager sans visa et librement sont parmi les priorités

Pour l’ABTA, « Il est essentiel que l’industrie du Voyage puisse continuer à prospérer après le Brexit. Il est nécessaire que les vacanciers et les voyageurs d’affaires peuvent continuer à voyager librement et profiter des avantages importants actuellement ouverts à eux ». Bref on ne change rien !

En détail les 5 points cruciaux pour l’ABTA

1. Maintenir notre capacité de voyager librement en Europe et au – delà

2. Conserver les déplacements sans visa entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne

3. Protéger les droits des consommateurs

4. Donner aux entreprises britanniques une stabilité opérationnelle

5. Saisir les opportunités de croissance grâce au Brexit.

Bref, il s’agit d’avoir les avantages … mais sans les inconvénients. So british !

L’accès aux soins gratuits en Europe a été plébiscité

Les voyageurs européens ont des droits et des protections très avantageux. Parmi ces protections, il y l’accès aux soins de santé gratuits ou réduits grâce à la carte européenne d’assurance maladie, qui aurait été utilisé plus de 200 000 fois en 2015 par des citoyens anglais.

L’ABTA voudrait bien conserver les droits aériens

Alors que les grands groupes aériens comme Air France-KLM ou Lufthansa insistent sur la nécessité d’appliquer un Brexit dur sur les droits aériens, l’ABTA voudrait sauvegarder ces droits.

L’association britannique souligne l’importance de la sauvegarde et le maintien des droits aériens. « Contrairement à d’autres industries, les règles de l’organisation mondiale du commerce ne s’appliquent pas pour l’aviation. Nous devrons nous replier si nous ne parvenons pas à un accord avec l’UE. »

A ce stade, nos amis anglais voudraient le beurre et l’argent du beurre et pourquoi pas également le sourire de la crémière. Nous voulons croire que les hommes politiques britanniques favorables au Brexit aient menti honteusement aux citoyens.

 

 

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Commentaires

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1 COMMENT

  1. Et oui mr Fabre, cela s’appelle le droit de négocier librement. Tout le contraire de la prison Europe qui nous empêche de proposer des règlements qui NOUS conviennent. Votre militantisme pro commission européenne commence un peu trop à se voir. N’oubliez pas votre rôle de « journaliste » svp …

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