Booking.com rattrapé par la crise

Booking.com, pour la première fois de son histoire, envisage un plan social et, peut-être, des licenciements. Au cours du dernier mois, le célèbre site de réservation a vu son activité chuter de 85 % par rapport à la même période en 2019, année durant laquelle il avait enregistré 850 millions de nuitées. Les autorités publiques des Pays-Bas, berceau de la société créée en 1996, à Enschede, ont été appelées au secours.

L’État néerlandais offre un statut très favorable aux multinationales et, en outre, aux entreprises innovantes. Les autorités fiscales française, italienne et turque ont, pour leur part, accusé Booking de tenter d’éluder le paiement de la TVA et de l’impôt en transférant ses bénéfices vers les Pays-Bas pour être moins taxée.

Selon les estimations, la société de réservations aurait bénéficié jusqu’ici de quelque 2,2 milliards d’euros d’abattements au total mais son PDG affirme que sa société a payé au total 3,7 milliards d’impôts en Europe jusqu’ici, dont une grande partie aux Pays-Bas, soit davantage que Shell, le fleuron industriel batave.

Une affaire

Rachetée en 2005 par l’américain Priceline Group, Booking.com a été une véritable « pépite » pour son acquéreur, qui n’a déboursé que 120 millions à l’époque. Les plaintes des hôteliers, qui ont vu la commission qu’ils reversent au site passer de 5 %, au départ, à 10 %, voire 25 %, n’ont pas entamé le crédit de l’entreprise.

Pas plus que l’interdiction, aujourd’hui abandonnée, qui était faite à ses commerçants de proposer des chambres moins chères sur d’autres plates-formes voire sur leur propre site.

[Avec Le Monde]

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