Boeing 737 MAX sera-t-il certifié par tous les pays ?

Les experts de l’aviation attendent que l’agence américaine (FAA) permette aux grandes compagnies aériennes américaines de reprendre leurs vols vers le milieu de l’été avec le 737 Max. Mais est-ce-que tous les pays suivront ? On voit cela en détail !

Un sommet organisé par la Federal Aviation Administration (FAA)

L’Agence américaine a convoqué un sommet des régulateurs de l’aviation mondiale pour passer en revue les mesures prises pour répondre aux préoccupations exprimées sur le 737 MAX.

La FAA a annoncé que 57 agences de 33 pays participeraient au sommet, dont la Chine, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Inde, l’Indonésie et l’Éthiopie, ainsi que l’Agence de la sécurité aérienne de l’Union européenne (EASA) et l’Organisation de l’aviation civile internationale des Nations Unies.

La plupart des agences dans le monde n’ont pas ou presque pas parlé de la situation depuis que le 737 MAX a dû resté sur le tarmac à la suite de l’accident d’Ethiopian Airlines du 10 mars, et celui de Lion Air en octobre. Il faut rappeler que les deux vols ont fait près de 500 victimes. L’année 2019 sera une mauvaise année en termes d’accidents aériens.

La FAA a perdu en crédibilité

Le sommet organisé à Fort Worth, au Texas, devrait donc permettre de déterminer si les autorités de la sécurité aérienne seront disposées à mettre de côté tout scepticisme à l’égard de la FAA (mais qui n’a pas encore donné le feu vert au 737 MAX).

La FAA préférerait que d’autres agences lui emboîtent le pas, ce qui aurait été probablement le cas auparavant, mais plusieurs experts du secteur de l’aviation estiment que cela est improbable.

Considérée depuis longtemps comme un « standard de référence » sur le plan international. L’image de la FAA a souffert lorsqu’on a appris que Boeing avait effectué sa propre auto-certification sur certaines caractéristiques du 737 MAX.

Qui peut retarder la certification du 737 Max ?

Le processus serait ralenti si d’autres régulateurs rompaient avec le précédent et insistaient pour effectuer leurs propres vols d’essai avec le 737 MAX mis à niveau plutôt que de s’en remettre au jugement de la FAA.

Selon les spécialistes, l’Europe et le Canada pourraient suivre les États-Unis en permettant aux 737 MAX de reprendre leurs vols.

La Chine pourrait mettre plus longtemps à certifier l’avion. Ce fut le premier pays à ordonner l’arrêt des avions en mars.

La guerre commerciale avec les États-Unis pourrait jouer un rôle. Par ailleurs, la plupart des compagnies chinoises (Air China, China Southern Airlines, Shandong Airlines, Hainan Airlines, Xiamen Airlines, Shenzhen Airlines et Kunming Airlines) réclament des indemnités.

Selon des indications, les compagnies aériennes ont refusé de révéler tous les détails, mais les initiés de l’industrie ont déclaré que le chiffre pourrait être énorme.

Les pertes comprennent les frais de maintenance et les coûts de location pendant la période d’immobilisation… et cela a eu un impact financier évident et indéniable pour les compagnies aériennes !

Boeing devra rassurer en donnant des preuves concrètes

Le PDG de Boeing, Dennis Muilenburg, a répété à maintes reprises qu’il n’y avait pas de défaut de conception dans le 737 MAX et a décrit les modifications apportées au système MCAS comme une « mise à jour » et non comme une solution. Boeing devra attendre décision de la FAA pour l’obtention. L’autre question sera la formation des pilotes sur simulateur.

Pour le moment personne ne veut parler de l’appréhension des passagers qui devront embarquer sur ces 737 Max ! Il va falloir faire des efforts en termes de communication !

 

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