Bienvenue dans l’économie à 90%

En cette période de rentrée scolaire et de rentrée en entreprise, ceux et celles qui ont la chance d’avoir un emploi savent que leur entreprise ne tourne sans doute pas encore à 100 %, souvent c’est plutôt à 90 % de son potentiel…

Les économistes nomment cette reprise en mode dégradée, « l’économie à 90% ». Fort heureusement, les entreprises ne sont plus à l’arrêt comme pendant le confinement, elles ne tournent pas au ralenti comme au stade du post confinement, mais la question aujourd’hui, c’est comment récupérer pour 2021 les 10% de croissance d’activités qui me manquent ?

Je n’ai pas la prétention de dire ce qu’il faut faire, mais mes confrères français du quotidien économique Les Echos ont pointé quelques remarques de bon sens. D’abord, la direction va devoir redynamiser les collaborateurs mais aussi les managers, les cadres de direction qui se sont habitués au télétravail.

Tout le monde est conscient de l’apport positif du télétravail, mais gare au danger de distanciation qui s’installe à l’égard de l’entreprise. Gare au manque de cohésion des équipes, gare au desserrement des liens entre l’entreprise et ses collaborateurs… Le défi est donc de récréer une émulation collective pour récupérer ces fameux 10% d’activité perdue.

L’autre défi est, aussi simple que difficile, le problème du cash. Les gouvernements n’ont pas des poches ultra profondes et les béquilles, mises en place pour éviter aux entreprises de boire la tasse, sont en train de s’arrêter.

Donc, l’entreprise doit penser à reconstituer sa trésorerie sans cette aide de l’Etat ; autrement dit, l’entreprise doit se chercher un nouvel oxygène en-dehors des aides de l’Etat et des Régions.

Et puis, il y a un sujet un peu tabou car il concerne les hommes et les femmes : l’usure. Mes confrères des Echos rappellent que, durant les crises de 2001 et 2008, toutes ces crises ont usé les équipes, ont usé leur résistance au stress et donc ont affaibli leur envie pour demain. Ces crises accélèrent la relève des générations des équipes de direction.

Cela a l’air d’un catalogue de bonnes intentions, mais c’est important à garder à l’esprit que l’économie, c’est d’abord de la confiance, mais aussi de l’énergie positive qu’il faut distribuer un maximum au sein de l’entreprise.

Au fond, c’est quoi un bon manager ? C’est quelqu’un qui importe de l’énergie négative et qui exporte ensuite de l’énergie positive. Si ce n’est pas le cas de votre supérieur hiérarchique, il est temps pour vous de quitter l’entreprise ou que celle-ci mette ce cadre dirigeant à un autre poste !

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