Belgian Travel Summit, Jour 1

La première journée du BTS peut être qualifiée d’excellente… Excellence de l’organisation, du vol Emirates, de l’hôtel Hilton al Hamra à Ras al Khaima, des repas, de l’atmosphère amicale entre tous les participants. Pour la première fois depuis des décennies, les mots « Belgique, België, Belgium » ont pu tenir leur place dans le monde du tourisme de notre pays. Seul sans doute Antoon Van Eeckhout n’a pas dû fort apprécier, mais ce n’est plus lui qui dirige la VVR.

Le développement durable est l’affaire de tous

L’important en tout cas, c’était le thème de cette première journée : la « Sustainability », dont la moins mauvaise traduction est probablement « le développement durable », ou la durabilité.

© Ras Al Khaimah Tourism

Encore faut-il s’entendre sur la définition de ce concept, et les travaux effectués en groupes (tables rondes) ont bien montré la confusion qu’il y a dans les esprits entre « sustainable » et écologie. Évidemment, l’écologie pratique est un moteur de la durabilité.

Mais c’est Mr Mattar (photo), Directeur du Tourisme de Ras al Kahima (ou RAK) qui rappelle très opportunément que le développement durable va bien au-delà de l’écologie pratique, des comportements respectant l’environnement.

Le durable concerne aussi la création d’emplois, l’éducation, le respect et la protection des traditions !

L’union fait toujours la force

Il est parfois étonnant de constater la créativité et la richesse de réflexion qui émane de travaux de groupes. Les 5 groupes de travail crées aléatoirement avaient pour mission de faire part de 5 souhaits/ idées concrets à mettre en œuvre dans notre monde du voyage sur le thème exclusif de la durabilité.

Chaque groupe a eu son ou ses idées originales, mais tous ont eu aussi, étonnamment, des points communs, dont le premier était parfaitement dans la ligne du BTS : créer les conditions d’une voix commune et forte, capable de faire entendre nos préoccupations à la fois auprès des autorités politiques, à chaque niveau de pouvoir, et auprès du public, et aussi des lobbies qui poussent à ce « travel bashing » qui nous insupporte.

Pas plus coupables que d’autres

Nous devons pouvoir répondre d’une seule voix forte à ceux qui pointent du doigt nos activités de voyages, trop heureux qu’ils sont que l’on désigne un autre coupable qu’eux-mêmes.

Un seul exemple : on sait que les rejets de CO2 venant de l’aviation ne représentent que 3 à 4% de l’ensemble de l’empreinte carbone.

Les 96 autres % sont tellement heureux qu’on ne les montre pas du doigt ! C’est une injustice intolérable. Et si ce BTS ne devait servir qu’à cela : être l’occasion d’un porte-voix uni pour rétablir la vérité, ce serait déjà un énorme succès.

L’exemple du secteur maritime

Pour suivre les travaux de groupes, un panel modéré par le juriste John Downes est invité à s’exprimer. Nous avons surtout retenu l’intervention de Patrick Pourbaix, expliquant au nom de toutes les compagnies maritimes (et du CLIA) les efforts considérables entrepris en faveur de la durabilité, et l’importance de lutter contre le « cruise bashing ». Il rappelle que l’ensemble de toutes les flottes de croisières au monde compte moins de 300 navires !

Une petite phrase aussi de l’un des participants : « Le durable n’est pas seulement une question d’écologie. C’est une question de dignité réciproque ». A méditer.

A suivre…

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