Cérémonie d'ouverture du SOTIC. Photo ©Alexandra Roy

Les Caraïbes ont connu la plus haute croissance du nombre de touristes l’an dernier, avec plus de 29 millions de visiteurs. Mais elles s’attendent à recevoir moins de touristes en 2018 à cause des ouragans Irma, Maria et José.

Ainsi, alors que la région avait enregistré une hausse globale de 5,2 % du nombre de touristes de janvier à juin, on prévoit un ralentissement de la croissance pour le dernier trimestre de 2017 et pour l’ensemble de 2018.

« Le taux de croissance anticipé du nombre de touristes oscillera entre 1 % et 2 % pour 2017 et on s’attend à la même performance pour l’an prochain», a indiqué Joy Jibrilu, présidente du conseil d’administration du CTO (Caribbean Tourism Organization).

Mme Jibrilu s’exprimait dans le cadre du dernier SOTIC, qui a pris place au début octobre à la Grenade. (Le CTO est l’organisateur de cette importante conférence annuelle sur le tourisme dans les Caraïbes.)

La reconstruction des îles les plus touchées par les ouragans est un processus qui s’échelonnera sur plusieurs mois et années, a-t-on souligné pendant l’événement. « Néanmoins, 70 % des Caraïbes sont déjà ouvertes aux affaires», tenait à préciser Hugh Riley, président du CTO.

LE TOURISME EXPÉRIENTIEL A LA COTE

Le SOTIC, dont le thème de cette année était Supercharging the Caribbean Brand, a également permis d’aborder plusieurs thématiques liées au développement du tourisme dans les Caraïbes.

On a notamment abordé la question des nouveaux voyageurs qui façonneront l’industrie du voyage de demain. « Ce que cherchent d’abord les nouveaux voyageurs, ce sont des expériences. Nous devons trouver un moyen d’attirer davantage ces gens avec les expériences que les Caraïbes ont à offrir », a souligné Hugh Riley.

Le président du CTO précisait que les nouveaux voyageurs étaient souvent des milléniaux, des hipsters ou des gens qui ne tombent pas nécessairement dans une tranche d’âge en particulier, mais qui ont des goûts très éclectiques. « Ce sont souvent des gens qui préfèrent vivre comme les locaux, plutôt que de loger dans des chambres d’hôtel traditionnelles », mentionnait-il.

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