Assemblée Générale de l’UPAV

Jeudi dernier se tenait l’AG de l’UPAV, par « Zoom » interposé, comme il se doit. Pas moins de 85 membres et observateurs invités étaient présents devant leur écran, ce qui est quand même un succès quand on annonce une réunion de 18h30 à 21h30…

Grâce (un peu) à l’impulsion de Pascal Noël (« Bon, on commence ou quoi ? »), la réunion débute à 18h40, par les traditionnels remerciements. Il a fallu aussi expliquer aux participants qu’ils feraient bien de couper leur micro pour que les autres n’entendent pas les conversations privées ou les bruits ancillaires. Décidément, l’usage de la technologie n’est pas encore entré partout dans les AGV.

Ce petit rapport sera malheureusement écourté, pour la bonne raison que j’ai perdu l’accès à la réunion à 20h34, sans pouvoir me reconnecter, mais à part les élections pour le Conseil d’Administration, je pense pouvoir vous donner (à vous les absents) une vue générale de ce qu’il s’est dit.

Après le relevé des présences et l’approbation unanime du P.V. de l’assemblée 2020, les choses sérieuses commencent avec le rappel des actions entreprises durant toute l’année, essentiellement pour la défense de la profession en cette période particulière. Il s’agit essentiellement d’une quantité incroyable de réunions, avec une quantité aussi incroyable de cabinets ministériels, les fédéraux comme les régionaux. Mais pas que. L’UPAV avait prévu des séances dédiées à la Formation, et votre association a quand même pu proposer 13 webinars qui ont rassemblé 692 personnes.

MAIS… pour parler avec les Cabinets, il faut des chiffres ! Et ces chiffres, c’est vous, AGV, qui les possédez, donc il ne faut pas les garder pour vous : c’est un message important.

Par exemple, comment convaincre les autorités de la menace d’une « bulle » sur les bons à valoir, quand les agences ne répondent pas à une simple question : combien de BàV avez-vous émis ? Il est essentiel que vous répondiez aux sondages demandés par l’UPAV, sans quoi vos représentants n’ont pas de données chiffrées entre les mains pour étayer leurs arguments.

À propos de ces BàV, la question qui se pose maintenant est de savoir qui va les gérer ? Il va falloir une armée de personnes pour le faire. D’ailleurs on ne parle plus de BàV mais de Fonds de Bons à Valoir : un détail, mais qui illustre bien l’avancée réalisée, par la création d’un fonds garanti par l’Etat.

L’UPAV est aussi à la base du report de 24 mois des cotisations ONSS, de la prise en compte de questions comme les congés payés, le chômage partiel, etc. Un plan de « Remise à l’emploi » a été élaboré, qui sous certaines conditions s’est vu attribué une enveloppe de 30 millions rien que pour le secteur des AGV.

L’UPAV a su convaincre les ministres de la spécificité de nos professions : quand un restaurant ferme, il est fermé, point. Mais une agence ne peut pas fermer même si elle ne vend plus rien. Cette enveloppe de 30 M permettra un subside de 70% de votre masse salariale, les 30% restant étant à votre charge. C’est quand même une aide qui sera bienvenue, non ?

La question de l’interdiction des voyages jusqu’au 1er avril est alors abordée. Il est évident qu’il y a eu une volonté politique de faire passer un arrêté ministériel en catimini, et le ministère des Affaires étrangères se retranche ici derrière les décisions prises sans concertation par les ministères de l’Intérieur et de la Santé.

Plus de 30 arrêtés ministériels ont été passés « en situation d’urgence ». J’ai personnellement été heureux de voir que l’UPAV ne pratique pas la langue de bois : nous sommes tous inquiets de la dérive des institutions, il n’y a plus de sécurité juridique, comme l’ont bien dit les avocats qui ont manifesté durant la semaine. Le secteur n’a pas été prévenu de cette nouvelle date d’interdiction, et il exigera des justifications, notamment quant à l’urgence si facilement invoquée.

Autre point intéressant : la coupole UPAV-VVR qui a été mise en place (si j’ai bien compris, sous le nom de Cockpit, c’est-à-dire un comité de pilotage.) Cette coupole commune s’occupe de formation, de diffusion de l’information, de la communication commune, du label CERTA (voir plus loin), de la Data Intelligence (donnez vos chiffres !)

L’UPAV a accueilli 33 nouveaux membres et en a hélas perdu 19. Mais l’important est la croissance de votre association.

Parlons maintenant des projets pour cette année 2021.

-Le lobbying face aux cabinets ministériels continuera

-la présence dans les médias continuera (et merci à tous ceux qui ont rempli ce rôle jusqu’ici, ce n’est pas toujours facile !)

-la formation se poursuivra, et pour cela une enveloppe de 50.000 € a été libérée par le CEFORA dans le cadre de la « remise à l’emploi » évoquée plus haut.

Michel van Lieshout parle ensuite de la Belgian Travel Academy et de la (ou du) CERTA. Si l’année dernière nous avions senti (moi en tout cas) une certaine tension entre l’UPAV et la BTA, ou tout au moins des points de friction à éclaircir, ce n’est plus du tout le cas, la transparence est de mise. La BTA s’est mise un peu en stand-by en 2020 pour laisser la question de la formation à l’UPAV et la VVR.

Si le CGT a libéré un budget de 60.000 € pour la BTA, ce n’est aucunement pour couvrir ses frais de fonctionnement, mais c’est avec l’exigence que 50% du montant soit dirigé vers l’information au consommateur. Ensuite, l’idée de rendre la CERTA nationale continue à faire son chemin.

La communication vers le public, ou communication B2C si vous préférez, est présentée par Johanna, spécialiste en la matière grâce à sa formation, qu’elle a d’ailleurs poursuivie durant l’année. Je me permets ici une réflexion toute personnelle. Je suis comme d’autres en contact permanent avec des jeunes, qui n’ont pas la moindre idée de l’utilité d’une agence de voyages.

S’il faut les convaincre, il faut sans doute utiliser leurs réseaux de communication. Mais très franchement, je ne vois pas bien comment on peut argumenter sur TikTok, sur Pinterest ou sur Instagram, dont le fonctionnement est basé sur la volatilité de l’information. Mais je ne demande qu’à être contredit. et… à apprendre !

On nous présente ensuite une série de Groupes de Travail, chacun étant pris en charge par un des administrateurs. C’est ainsi que nous avons un GdT sur le Tourisme durable, un autre sur le nouveau « Business Model » des AGV, un GdT sur la vente des produits belges en agence, un dernier sur les agences du futur ; avec le projet d’une rationalisation, mais l’important a été de mettre cette réflexion en place.

Pour le Congrès 2022, le mot d’ordre est : Attendons.

Enfin le budget, quelques chiffres :

  • une augmentation de 19.000 € sur les cotisations
  • la perte du bénéfice annuel sur le Congrès, puisqu’il n’a pas eu lieu.
  • Une augmentation de 14.000 € des frais de gestion du secrétariat, dus à des réunions multiples, et personne ne reprochera cette augmentation au vu de l’engagement des personnes bien au-delà de ce qu’on pouvait en attendre. Comme le disait Maguy, elles font plus qu’un temps plein.
  • les frais de support juridique ont aussi augmenté vu l’importance que ce support a pris durant l’année. Les frais sont d’ailleurs partagés avec la VVR.
  • restent aussi 9.000 € de cotisations impayées…
  • le résultat final est une perte de 30.000 € mais comme le bénéfice cumulé des années antérieures était de 65.000 €, il n’y a pas encore péril en la demeure.

C’est ici hélas que ma connexion s’est interrompue, et je ne peux donc vous livrer les résultats des élections des nouveaux administrateurs, comme je ne peux faire le compte-rendu des questions-réponses qui ont suivi cette présentation, veuillez m’en excuser. J’espère tout au moins avoir livré l’essentiel, en tout cas tel que je l’ai compris.

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