Alitalia veut encore y croire

La compagnie aérienne italienne tente de survivre malgré les difficultés qui s’accumulent. Les politiques italiens soufflent le chaud et le froid. Certains repreneurs potentiels commencent à se lasser …

Alitalia aurait fait un petit bénéfice au 3ème trimestre

Alitalia devrait dégager un bénéfice d’environ 2 millions d’euros au troisième trimestre. Au premier trimestre, Alitalia affichait une perte de 117 millions d’euros, contre une perte de 228 millions en 2017. Le second trimestre aurait été à l’équilibre contre une perte de 100 millions en 2017.

Une trésorerie qui permettrait de rembourser une dette de l’état

Selon un des trois commissaires nommés par l’état italien pour diriger la compagnie aérienne, la trésorerie actuelle devrait permettre de rembourser un prêt relais de 900 millions d’euros accordé par l’état.

Ce montant doit être remboursé dans les prochaines semaines. En effet, la Commission Européenne enquête pour savoir s’il s’agit d’une aide qui serait incompatible avec les règles de la concurrence.

Lufthansa donne de nouveaux moyens à sa filiale italienne

Le groupe allemand indique être toujours intéressé par Alitalia mais semble tout de même lassé d’attendre le bon vouloir des politiques en Italie.

Avec le développement de sa filiale régionale détenue à 100%, Air Dolomiti, va investir bénéficier de 100 millions de dollars apporté par le groupe Lufthansa.

Dans une interview d’un représentant du groupe allemand donnée au journal italien « Corriere della Serra » l’intention serait de doubler la flotte actuelle de dix Embraer 195 à vingt, d’étendre le réseau des hubs de Lufthansa et éventuellement de créer un service de maintenance à l’aéroport de Florence.

Ryanair prend de plus en plus de poids en Italie

Ryanair a annoncé, il y a quelques jours, le lancement de son programme pour l’été Italie 2019, avec 53 nouvelles liaisons (plus de 450 au total). Ce ne sont pas moins de 40 millions de clients par an qui sont attendus via les 29 aéroports desservis par Ryanair en Italie.

On le voit, Alitalia est cernée par la concurrence. Elle ne survit que par l’aide directe ou indirecte de l’état italien. Les gouvernants actuels, plutôt populistes, auront bien du mal à marier la compagnie nationale avec un groupe étranger.

 

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