Alitalia, Air France, Brussels Airlines … tous en grève

Nous étions habitués aux grèves d’Air France qui risquent de se poursuivre. Mais, comme la grippe espagnole, d’autres compagnies aériennes risquent d’être contaminées cet été. Les agences et les passagers sont, comme souvent, pris en otages et ils en ont assez !

Grève des fonctionnaires italiens

Les contrôleurs de la circulation aérienne en Italie se sont joints à une journée de grève des fonctionnaires la semaine dernière. Alitalia a été la plus touchée, avec plus de 100 annulations de vols. Ryanair, qui a un réseau domestique italien assez dense, a annulé de nombreux vols, dont six entre Rome et Catane en Sicile.

Si on a la chance d’arriver en Italie, tout n’est pas réglé

Les voyageurs qui parviennent à atteindre l’Italie ont pu constater le transport local perturbé. Les travailleurs des bus et tramways de Rome, Turin et Vérone ont également organisé une grève de 24 heures.

Il faut s’attendre à une autre grève est prévue pour le 5 juillet. Le nouveau gouvernement italien va devoir se mettre au travail mais cela prendra du temps.

Les aiguilleurs du ciel en France adorent la grève

Ces samedi et dimanche, c’était au tour des contrôleurs de la circulation aérienne française du centre de contrôle régional de Marseille.

Ce n’est pas très drôle car le centre couvre le quart sud-est de la France, la Corse et une large portion de l’espace aérien méditerranéen s’étendant jusqu’à la pointe sud de la Sardaigne.

Les vols vers et depuis Nice, Lyon et la Corse étaient susceptibles d’être affectés et les trajets vers les destinations méditerranéennes peuvent prendre plus de temps car les pilotes sont acheminés autour de l’espace aérien concerné.

La SNCF toujours des grèves

Vendredi a connu une grève de 48h des cheminots français. Quatre trains à grande vitesse TGV sur cinq ont été exploités par la SNCF, mais sur des liaisons interurbaines conventionnelles et certaines lignes de banlieue ont été annulées.

Eurostar a été perturbé. Les grèves vont se poursuivre tous les cinq jours jusqu’au 28 juin, mais pourraient être prolongées pendant les mois de juillet et d’août. Pourtant, ils n’ont rien à attendre du gouvernement français.

Air France, c’est comme d’habitude

Anne-Marie Couderc, la présidente non exécutive d’Air France-KLM qui a succédé à Jean-Marc Janaillac, n’a quasiment aucun pouvoir. Comme elle ne peut rien faire, un nouvel appel à la grève a été lancé.

Le syndicat des pilotes joue avec le feu

Un tract du SNPL distribué cette semaine pointe une situation suicidaire : « Si le temps joue contre nous car notre pouvoir d’achat continue de baisser inexorablement, il joue aussi et surtout contre notre entreprise. En effet, la presse nous interroge quotidiennement et commence à annoncer de possibles grèves cet été, ce que nous ne pouvons démentir.

Les cascades d’annulation de billets sur la période estivale commencent donc à se faire sentir. Les recettes continueront logiquement de baisser tant que la situation ne sera pas apaisée. Une entreprise ne peut croître et gagner de l’argent avec un tel malaise en son sein. »

AccorHotels, une reculade rapide

Le groupe hôtelier qui avait annoncé la possibilité de racheter la part de capital détenue par l’état français, a rapidement tourné la veste. Les actionnaires n’ont pas apprécié l’annonce.

L’action AccorHotels avait baissé fortement et celle d’Air France avait grimpé. Le PDG d’AccorHotels évoque désormais une collaboration commerciale. Difficile de savoir si l’annonce avait un relent politique ou non.

Brussels Airlines menacée par Lufthansa

Le patron du groupe Lufthansa s’est fâché contre Brussels Airlines. Il aurait annoncé que faute de résultats en croissance, Brussels Airlines serait privée d’avions supplémentaires.

Il s’agissait bien sûr d’une prise de parole sur les négociations en cours entre la direction et les pilotes, qui demandaient une augmentation de leur pouvoir d’achat et un temps de repos acceptable.

Etienne Davignon a réagi

Les propos du patron du groupe allemand ne paraissent pas avoir été appréciés par Étienne Davignon, président du conseil de la compagnie belge. Il aurait indiqué que ce n’était pas le meilleur moment pour émettre une telle déclaration ! Ces échanges ne risquent pas d’apaiser les tensions entre Belges et Allemands.

Le secteur du transport en Europe va être sous tension cet été. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les vacanciers.

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