Airbnb nouveau sponsor des jeux olympiques

La mairie de Paris s'insurge

Airbnb a annoncé ce lundi à Londres qu’il devenait l’un des principaux sponsors du Comité international olympique (CIO) jusqu’en 2028. Ce partenariat, a été dévoilé par le co-fondateur de la plateforme Joe Gebbia et intervient au moment où la société cherche à redorer son image avant une possible introduction en Bourse en 2020. A Paris, ce partenariat passe mal !

L’accord, dont le montant n’a pas été dévoilé, couvrira au total cinq éditions des JO à savoir Tokyo en 2020, Paris en 2024 et Los Angeles en 2028 pour l’été, ainsi que Pékin en 2022 et Milan-Cortina en 2026 pour l’hiver, précise le CIO dans un communiqué.

Il s’agit pour la plateforme américaine d’un contrat marketing majeur qui doit lui permettre d’accompagner son développement et de renvoyer une image plus positive face à de nombreuses controverses.

Populaire auprès de millions de touristes pour ses prix jugés attractifs, Airbnb s’est attiré les foudres de nombreux professionnels de l’hôtellerie, qui l’accusent de réduire leurs parts de marché et réclament aux autorités un meilleur contrôle des activités de la compagnie américaine.

La mairie de Paris ne voulait pas de ce partenariat

« Ce partenariat novateur renforce notre stratégie qui est de s’assurer que l’organisation efficace des Jeux Olympiques est durable et laisse un héritage à la communauté hôte », souligne Thomas Bach, président du CIO. « Avec le soutien d’Airbnb, nous offrirons également de nouvelles possibilités aux athlètes du monde entier de générer leurs propres revenus en faisant la promotion de l’activité physique et des valeurs olympiques ».

Tout le monde ne partage pas cet avis, car, ce partenariat portera notamment sur l’hébergement des visiteurs et des familles d’athlètes lors des prochains JO. Plusieurs contentieux opposent actuellement le géant américain à la Ville de Paris, à moins de cinq ans des JO dans la capitale française.

« La ville de Paris se bat depuis de nombreuses années pour réguler le développement d’Airbnb » précise Iann Brossat, adjoint au logement. « Or nous avons à faire avec une entreprise qui se lave les mains par rapport à la responsabilité qui est la sienne dans l’actuelle crise du logement ! Je regrette donc aujourd’hui que le CIO accepte de donner carte blanche à cette entreprise. Airbnb a davantage besoin qu’on l’a place face à ses responsabilités ».

 

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