Air Italy au tapis … et le gouvernement italien ahuri

Décidément l’avenir des petites compagnies aériennes est bien compromis. XL Airways et Aigle Azur en France, Wow Air, FlyBMI ou encore Thomas Cook Airlines sont parties en quelques mois. Quand elles en ont les moyens, les grandes compagnies rachètent ce qui peut leur permettre une augmentation de part de marché.

2019, une année horribilis pour les petites compagnies

En France, la faillite d’Aigle Azur et XL Airways ont secoué l’opinion publique par leur ampleur : Aigle Azur a laissé 13000 passagers en rade, XL Airways 1500 passagers et plus 40000 billets déjà vendus.

Air France-KLM n’a pas bouger un doigt car elle devait savoir qu’elle avait de grandes chances de récupérer la majorité des « slots », notamment sur Orly. Que les passagers et les agences de voyages se débrouillent ! Contrairement aux tour-operators, les compagnies aériennes n’ont aucune obligation de garantie. La législation européenne est incroyablement laxiste sur ce sujet.

Air Italy (ex Meridiana) est une des premières à plonger cette année

De nombreuses publications signalaient la possibilité d’une liquidation de la compagnie aérienne italienne.

Ceux-ci étaient clairement bien informés car la compagnie aérienne a officiellement annoncé qu’elle ne fonctionnerait pas après le 25 février. Ceux qui ont réservé au-delà de cette date seront en principe remboursés.

Air Italy a pourtant des actionnaires solides

Au capital de la société, on compte Alisarda (51%), la holding de l’Aga Khan basée en Sardaigne et Qatar Airways qui était un actionnaire clé de la compagnie aérienne, avec 49%. Cette dernière a déclaré qu’elle était prête à apporter le financement nécessaire.

Le gouvernement italien effondré

Le ministre italien des Transports, Paola De Micheli, a déclaré que « la décision de liquider une entreprise d’une telle taille sans en informer au préalable le gouvernement et sans évaluer sérieusement d’autres alternatives est inacceptable ». Les syndicats ont estimé le nombre d’emplois à la compagnie aérienne à 1 200. L’entreprise opérait sur une trentaine de routes nationales, européennes et transatlantiques.

Les justifications des faillite ou suspensions sont nombreuses

Dans le cas d’Air Italy, il semble qu’il y ait un désaccord entre actionnaires. En règles générales on évoque : prix élevé du carburant, le contexte économique incertain (Brexit, guerre commerciale Chine-USA), les taxes et les charges sociales trop lourdes. Désormais, on peut ajouter le Coronavirus.

En Italie, tout peut rebondir

Le pays est toujours surprenant par sa faculté à rebondir. Il suffit de voir comment Alitalia est soutenue depuis des années malgré des pertes quasi quotidiennes et des actionnaires qui arrivent et qui partent. Verrons-nous un scenario identique pour Air Italy … tout est possible.

 

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