©Joon sur YouTube

« Hey Joon », un site de vente en ligne de vêtements et d’accessoires féminins a assigné en justice la compagnie Air France pour avoir utilisé le même nom que lui… En toute connaissance de cause… C’est pas bien!

Basé à Paris, le site Internet propose à la fois des articles de « lifestyle » ainsi que des vêtements et autres accessoires féminins. Pour sa directrice, il existe un risque de confusion malgré la différence d’activité avec celle de « Joon », la filiale d’Air France qui sera lancée le 1er décembre prochain, explique-t-elle au Parisien.

« Notre cliente vend des vêtements tandis que la compagnie d’Air France a prévu de proposer à ses passagers des tours de shopping dans de grands magasins parisiens », estiment pour leur part les avocats qui précisent que « c‘est d’autant plus choquant qu’Air France a choisi ce nom en toute connaissance de cause ».

Humour ou foutage de gueule ?

©hey-joon.com

En effet, la directrice de « Hey Joon » a reçu un mail dès le lendemain de l’annonce officielle du choix du nom lui demandant comment elle vivait le lancement d’une compagnie aérienne avec le même nom que celui de sa société… De quoi rire « Joon » ?

Selon Le Parisien, ce message proviendrait de l’initiative personnelle d’une salariée haut placée dans le service marketing d’Air France. « Air France savait donc que ce nom posait problème. Mais elle a continué en se disant que nous étions des petits », regrette une employée de « Hey Joon » interrogée par le journal.

Baisse des ventes et moins bon référencement

Car cette homonymie n’est pas sans conséquences économiques pour « Hey Joon ». En août dernier, l’entreprise a constaté une baisse de ses ventes et un moins bon référencement sur Google.

Elle réclame donc à Air France 1.500 € pour chaque utilisation du nom « Joon » par la compagnie ainsi qu’une provision sur dommages et intérêts de 30.000 €. La compagnie aérienne estime quant-à-elle que « les deux noms sont utilisés pour des secteurs d’activité totalement différents, il n’y a aucun risque de confusion ». On devrait avoir la réponse lors du procès qui se tiendra à la mi-janvier 2018, précise Le Parisien

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