Air France : le grand gâchis!

Les personnels d’Air France ont rejeté à 55,44% le projet d’accord salarial soumis au vote par le président d’Air France Jean-Marc Janaillac. Il avait conditionné sa présidence au résultat de la consultation.

Pertes d’argent et du PDG

Dans la matinée, le groupe Air France-KLM avait annoncé une perte nette de 269 M€ au premier trimestre, plombé par trois journées de grève (22 février, 23 et 30 mars) sur cette période.

Chaque jour de grève est estimé à 25 M€. Nous en sommes déjà à 11 jours. La grève d’Air France aura déjà coûté 300 M€ !

Dans la foulée du résultat, le président d’Air France annonce sa démission…

Pas d’accord sur les augmentations salariales

L’accord proposé par la direction prévoyait des augmentations générales de salaire de 7% sur quatre ans, s’ajoutant aux augmentations individuelles. Les syndicats demandaient 5,1% d’augmentation en deux temps en 2018 (+3,8% en avril et +1,3% en octobre) au titre d’un rattrapage nécessaire, après six ans de gel des grilles salariales.

Le plan « Trust Together » vole en éclat

Le PDG était arrivé entre la grève des pilotes de 2014 et l’épisode de la « chemise arrachée » du directeur des Ressources Humaines en 2015, Jean-Marc Janaillac, le PDG, avait présenté dès novembre 2016 « Trust Together » qui consistait en un plan de reconquête. La confiance n’aura pas duré très longtemps !

Désormais, que peut-il se passer ?

La démission de Jean-Marc Janaillac sera présentée lors d’un conseil d’administration. Il est possible que celle-ci soit refusée au moins temporairement. Ce scenario parait difficile dans la mesure où le PDG a perdu son pari. Il va falloir un remplaçant avec les nerfs solides.

Mais, il n’est pas certain que les syndicats et le personnel vont vraiment gagner dans cette bataille qui met en danger le groupe franco-néerlandais. Les pilotes d’Air France, qui menaient majoritairement ces arrêts de travail, ont des salaires très comparables à ceux de Lufthansa ou de British Airways et font moins d’heures de vol.

Le futur PDG aura peu de marges pour satisfaire les revendications. Le gouvernement français actuel, ayant déjà à gérer la grève des cheminots, ne voudra peut-être pas se mouiller dans cette affaire.

Les concurrents d’Air France se frottent les mains. Quel gâchis !

 

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