Aéroport de Charleroi : c’est le boxon !

Entre le burn-out présidentiel, le coup de gueule du DG, les vols connectés (très) en retard, le hangar-fantôme et l’accès labyrinthique,  plus rien ne va!

Actu sociale chargée dans les couloirs de l’aéroport de Charleroi où le surmenage semble frapper plusieurs membres des organes de gestion. Selon nos informations, obtenues à bonne source, le Président du Conseil d’administration, Laurent Levêque souffrirait d’un gros coup de blues et serait indisponible depuis plusieurs jours et au moins jusqu’à la fin du mois de juin.

La raison ?

Président du CA de BSCA mais aussi Administrateur général de l’ISPPC, l’Intercommunale de Santé publique de Charleroi, deux mandats généreusement rémunérés, l’homme étiqueté PS s’est retrouvé empêtré dans le scandale naissant de l’ISPPC où, depuis sa prise de fonctions, il n’aurait pas vu un système de double versement de jetons de présence, ce que d’aucuns appellent pudiquement une erreur administrative involontaire à régulariser (sic).

Nouvelle-image2Manifestement dépassé par la situation, il s’est donc mis à couvert d’un certificat médical. Dans le même temps, on apprenait également le remerciement du Directeur des Ressources humaines, Nicolas Martin.

Enfin, voilà le Directeur Général JJ.Cloquet qui menace de démissionner si les (le) syndicat(s) font grève le 30 juin. Sur ce point, on pourrait bien lui donner raison. Bref, l’ambiance ne semble pas être au beau fixe dans les couloirs de l’aéroport à l’entame de la saison d’été.

Vols connectés retardés pour raison informatique

Du côté de Ryanair, qui représente toujours plus de 80% du trafic de l’aéroport, on fait preuve également d’une certaine impatience par rapport au projet de vols « en correspondance » que la low-cost irlandaise veut mettre en place, à marche forcée, sur certains aéroports.

Informés de ce projet depuis le mois de janvier, les techniciens de l’aéroport ne semblent pas vouloir s’entendre sur la mise en œuvre du logiciel exigé par Ryanair pour ce faire. Le système Navitair, certes un brin désuet, mais terriblement fiable n’a pas l’aval des Carolos pour le moment alors que Ryanair a déjà annoncé la mise en service des vols connectés à Rome et Bergamo.

ryanair-0590178284De quoi susciter une certaine impatience de la part des Irlandais qui sont également toujours dans l’attente d’un terrain disponible pour la construction d’un hall de maintenance.

L’Irlandais n’est pas patient, surtout quand il est question d’argent !

Cette demande, formulée en novembre 2016 avait été reprise de volée par les forces vives politiques, soucieuses de redorer leur image après la bérézina Caterpillar. Passées les grandes déclarations d’intention des sauveteurs d’emplois improvisés, le projet est toujours au point mort, à un point tel que Ryanair envisage d’autres aéroports pour construire son hangar, ce qui, convenons-en, serait un comble.

L’été sera-t-il mis à profit pour rattraper le retard ? Rien n’est moins sûr ! Seule certitude, Ryanair n’a pas l’habitude de patienter éternellement quand de tels projets stratégiques sont en jeu.

Et pour terminer ce tour d’horizon, rappelons que l’aérogare est toujours aussi difficile d’accès : un vrai parcours du combattant dont on ne comprend pas la logique. Cela fait des mois et des mois que cela dure, et personne n’annonce la fin du calvaire.

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