Accor monte encore en gamme

Validée hier lors d’une assemblée générale des actionnaires, l’acquisition de trois prestigieuses enseignes hôtelières marque une étape importante dans le développement du groupe Accor. Jusqu’il y a peu, il suffisait de se donner rendez-vous au Raffles, point n’était besoin de préciser que c’était à Singapour.

Depuis, l’enseigne qui doit son nom au fondateur de ce comptoir britannique sur la route de la Chine, s’est apposée sur quelques autres établissements du globe, notamment au Royal Monceau à Paris.  Le Fairmont, à New York, sans doute le plus snob de toute la Californie, n’a rien à envier au Plaza de New York. Quant au Bosphorus, à Istanbul, estampillé Swiss Hôtel, s’il n’a pas les pieds dans l’eau du détroit, il n’en offre pas moins, du haut de son bar-restaurant Le Fiamma, une des vues les plus spectaculaires sur la ville.

Du groupe franco-français bâti dans les années ’70 pour une clientèle de représentants de commerce sur les fondations des Novotel par Paul Dubrulle et Gérard Pélisson, épaulés notamment par la Caisse des Dépôts et Consignations, il ne reste plus grand-chose. La photo des fondateurs restera-t-elle affichée aux murs des Ibis ?

Chinois, Qataris et Saoudiens…

Car sous l’impulsion de Sébastien Bazin, directeur général du groupe, qui savoure sans doute aujourd’hui la victoire de ses idées, Accor est sérieusement monté en gamme… Avec l’aide du Chinois Jin Jiang qui, en quelques mois, s’est approprié 15 % du capital, devenant ainsi le premier actionnaire du groupe français. Et l’arrivée — c’était le second point à l’ordre du jour de l’AG d’hier —  du Qatar et de l’Arabie Saoudite.  Mais non sans se débarrasser de son immobilier, dont la filialisation doit aussi permettre de dégager les moyens nécessaires à la nouvelle politique du groupe.

La Bourse ne s’y est pas trompée : en trois ans, le titre a gagné 34 %, dont 6 points sur les cinq dernières séances.  Autant dire que le rachat, hier, du groupe FRHI n’a pas vraiment surpris les investisseurs.

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