Abidjan, « Centre de l’Afrique »

A l’horizon 2020, l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan devrait voir son trafic multiplié par trois et passer à 4,7 millions de passagers /an. Une croissance qui approche les 13 % annuel. Pour recevoir cet afflux supplémentaire, l’aéroport a lancé un vaste plan de développement et ambitionne de devenir le hub de l’Afrique de l’Ouest.

A l’occasion du vol inaugural Corsair sur Abidjan, la délégation de journaliste a été reçue dans les locaux de la Chambre de Commerce Ivoirienne (CEPICI). Objectif, montrer le potentiel de développement de la Côte d’Ivoire qui signe en 2015 la plus forte progression du FMI avec + 9 %. Pour soutenir cette croissance visible depuis la rue, le pays doit impérativement moderniser ses structures de communication, notamment aéroportuaires.

« Voyager d’Abidjan à Johannesburg peut prendre 9 heures… ou 2 jours ! »

« L’Afrique, c’est 55 états, plus d’un milliard d’habitants, le continent de demain… et c’est moins de 5 % du trafic aérien mondial », assène d’emblée Gilles Darriau, directeur général d’Aeria, la société qui gère l’aéroport Félix Houphouët-Boigny (et ceux d’Ostende et Gand – ndlr). Vaste comme l’Europe et la Chine réunies, les relations aériennes manquent cruellement. « Voyager d’Abidjan à Johannesburg peut prendre 9 heures… ou 2 jours en fonction du jour de la semaine. Et il en est de même pour la majorité des capitales d’Afrique de l’Ouest », reconnait le DG.Pour lui, « il est impératif d’améliorer et développer un transport aérien plus pratique. »

Salon VIP Et la solution pour Gilles Darriau, c’est le Hub… Et l’aéroport d’Abidjan répond aux conditions essentielles pour en devenir un, à un point près. S’il est bien situé géographiquement, accueille des compagnies aériennes internationales et régionales, dispose d’une piste pour l’A380, « il n’a pas la taille et les aménagements permettant d’accueillir de nombreux vols simultanément aux heures de pointe », reconnait le dg d’Aeria.

Selon ses projections, le trafic à l’horizon 2020 devrait atteindre 4,68 millions de passagers contre 1,5 en 2015 à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny. Pour remédier aux carences actuelles, Aeria a lancé un programme d’investissement de 39,7 milliards FCFA (6 Md€) de 2015 à 2019. Celui-ci prévoit notamment :

  • Un parking avion sud
  • Un taxiway parallèle
  • Un terminal d’aviation affaires
  • Une extension du terminal international
  • De nouveaux équipements

La volonté affichée de tous les acteurs économiques autour de ce projet est un atout quand on connait les atermoiements de l’administration. Cette unité affichée ne peut être que positive et et Aeria s’est donné les moyens pour devenir le « centre de l’Afrique ». Et certaines compagnies l’ont déjà bien compris. Alors qu’Emirates dessert déjà la capitale ivoirienne en quotidien, le ministère des transports discute actuellement pour la venue d’une deuxième compagnie du Golfe (vraisemblablement Qatar Airways).

L’Afrique bouge enfin… Il n’est que temps !

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San_Pédro-plage7San Pedro, le futur eldorado touristique !

On connaissait Grand Bassam, il va falloir désormais compter avec San Pedro, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière avec le Libéria.

A l’origine, Sao Pedro après l’arrivée des navigateurs portugais en 1474. Et comme le premier à s’installer s’appelait Pedro, il donna son nom au lieu. Lors de la colonisation française, elle fut rebaptisée San Pedro.

Parmi les plus belles plages alentours, on peut citer celles de Monogaga à 30 km de San Pedro et de Taky (27 km). C’est le retour à la nature luxuriante bordée d’une plage de sable fin avec un avantage non négligeable : il n’y a pas de barre comme à Grand Bassam.

« C’est un petit Paradis sur terre », explique Jean Marie Seme, directeur général de Côte d’Ivoire Tourisme, l’organisme de promotion. Situé à proximité de la frontière avec le Libéria, c’est la région qui devrait se développer dans un proche avenir. « Nous allons construire un aéroport international à Taki » reconnait le dg. Un projet d’autoroute entre Abidjan et San Pedro (347 km) est également dans les tuyaux.

San_Pédro-plage4L’objectif affiché de l’organisme de promotion de la Côte d’Ivoire est également de favoriser le tourisme d’affaires qui représente 70 % de l’activité. En atteste le retour de Radisson et celui annoncé de Hilton

Mais Jean Marie Seme ne veut pas de n’importe quel tourisme. « Nous avons accueillis 500.000 touristes en 2015 contre 470.000 l’année précédente. Nous disposons d’un énorme potentiel avec nos 550 km de côtes. Mais nous voulons un tourisme concerté, pas un tourisme de masse », précise Jean-Marie Seme.

Autre projet, celui de développer le tourisme intérieur avec des relais paillotes qui sont déjà en cours de construction.

 

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