A Bangkok, on nourrit les touristes sur les toits

Au-dessus des rues poussiéreuses et animées de Bangkok, un espace en béton qui auparavant n’intéressait à vrai dire pas grand monde est désormais une petite oasis. Un jardinier pulvérise doucement de l’eau sur les parterres de plantes à feuilles, d’herbes et de légumes. Ça fait du bien à la ville et ça réjouit les touristes de passage.

« Bangkok et d’autres zones urbaines du royaume sont parfaites pour la culture de légumes », a déclaré l’architecte paysagiste Kotchakorn Voraakhom (photo ci-contre). Mme Kotchakorn est devenue célèbre dans le monde entier pour son travail sur l’aménagement d’espaces publics verts qui luttent contre le changement climatique.

« Avec l’aide de la technologie moderne, l’agriculture à petite échelle contribuera non seulement à assurer la sécurité alimentaire, mais aussi à la rendre plus durable« , explique Mme Kotchakorn.

«Les consommateurs sont ici, en ville. Cultiver des légumes ici, sur les toits des immeubles utilisés à cause du manque de place, réduira le besoin de transporter les récoltes», a-t-elle récemment déclaré. «Nous pouvons obtenir des aliments frais et réduire le gaspillage alimentaire ».

«Un rapport de l’ONU montre que près de 70 % de la population mondiale vivra dans les zones urbaines d’ici 2050», a-t-elle commenté. « Gardant à l’esprit la perte de sources de nourriture, nous apprenons aux gens à cultiver des légumes biologiques sur des terres inutilisées. »

La pandémie de Covid-19 a suscité un intérêt pour l’agriculture urbaine au cours des derniers mois. Les jardins sur les toits peuvent jouer un rôle important pour combler les lacunes en temps de crise.

« Vous pouvez le faire dans un appartement, mais les jardins communautaires, sur les toits ou ailleurs, créeront des réseaux de résidents qui s’aideront les uns les autres pendant les périodes d’incertitude« , a ajouté Mme Varangkanang.

Le projet Thai City Farm supervise plus de 300 jardins communautaires à Bangkok.

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