VTLF est « Virtual Vision Day » pour un jour

C’est au Press Club que l’équipe de la Virtual Travel & Leisure Fair a invité les professionnels à réfléchir sur trois thèmes : le Virtuel appliqué partout et pas seulement aux voyages, le Droit des nouvelles technologies, et le touriste en 2030.

Il y avait donc du pain sur la planche.

Etienne De Nil présente tout d’abord l’équipe de 2Advice qui l’entoure au complet : Ivan Hiel, Yannick Kalantarian, Denis Pappi et Kevin Hernandez. Il annonce que le salon virtuel en tant que tel commence à attirer d’autres secteurs industriels, et insiste sur le fait que ces salons sont complémentaires et non réellement concurrents aux salons physiques.

Le succès croissant du virtuel

C’est ensuite au tour de Yannick Kalantarian d’aborder en détail toutes les avancées de 2Advice, en contact avec 2 universités, avec le groupe Mars, avec le monde médical et des instances gouvernementales ; un Media Markt virtuel est en passe d’être créé.

Ceci n’occulte pas le problème principal : il faut que les exposants virtuels mettent les ressources nécessaires à disposition des visiteurs, en termes de disponibilité, de présence sur les salons virtuels.

Le bateau du futur est déjà chez MSC Croisières

Vinciane Jacquiez, la Directrice Marketing bien connue de MSC Cruises, dresse le portrait du bateau de demain : le MSC Meraviglia qui sera baptisé très prochainement, et que l’on peut qualifier de smart-ship.

En effet, le personnel de bord sera connecté de façon à donner à chaque client ce qu’il attend, en fonction de sa nationalité, de ses habitudes, du profil qu’il aura créé. La reconnaissance faciale deviendra effective, à l’embarquement comme à la conciergerie, par exemple.

Les passagers seront munis d’un bracelet qui assurera les accès, les paiements, les enregistrements, la localisation des enfants sur le navire, etc. On a déjà hâte de voir fonctionner cette merveille, et Pagtour vous en dira plus prochainement.

Les dangers des réseaux sociaux

Isabelle Landreau, avocate, est une spécialiste du Droit lié aux nouvelles technologies. Elle met le doigt sur les dérives possibles, puisque dorénavant, grâce à l’utilisation naïve des réseaux sociaux, on saura tout de vous : votre réputation, vos hobbies, votre parcours professionnel, votre vie privée, vos coordonnées, etc.

Les réseaux sociaux offrent d’incontestables avantages : de la visibilité, l’accélération des affaires, la facilité des contacts, la connexion avec le monde entier. Mais leurs dangers ne sont pas minces : risque d’addiction, pression et harcèlement possibles, fake news, vol d’identité, usurpations et attaques diverses, chantage et rançon…

Comment s’en protéger

Ses conseils sont connus, mais il n’est jamais inutile de les rappeler :

Créer un intranet dans son entreprise, et séparer clairement le privé du professionnel, y compris dans le matériel utilisé.

Le grand paradoxe de notre époque, c’est que tout le monde veut protéger sa vie privée, mais diffuse à tort et à travers des infos personnelles. Soyons bien conscients de notre seuil de confidentialité. Soyons vigilants en ce qui concerne le « Personal data », c’est-à-dire tout ce qui permet de vous identifier : nom, date et lieu de naissance, sexe, opinions politiques et religieuses, données sur votre santé, votre ethnie, vos préférences sexuelles…

Il en va de même pour les entreprises qui ont aussi leur identité, et un grand domaine à protéger : qui sont ses partenaires, ses clients, quelles sont ses innovations, sa stratégie, etc.

Vos droits

Bientôt, l’Europe mettra en vigueur le GRPD, ou Règlement Général sur les Données Personnelles. Dès 2018, il faudra le consentement du client pour collecter ses données, et l’accès à ce que vous savez sur lui. Le consommateur aura droit au déréférencement, le droit de s’opposer à être dans un fichier, le droit de refuser le « profiling ».

Toute l’évolution technologique va dans le sens de l’hyper connectivité : on ne fait plus vraiment de distinction entre vie privée et vie professionnelle puisqu’on est atteignable partout et à tout moment. Le plus grave peut-être, c’est la disparition du « jardin secret » propre à chaque individu. N’oublions donc jamais que nous avons le droit de nous déconnecter, de temps en temps, et mieux encore : en dehors de notre temps de travail.

Le touriste en 2030

Enfin c’est Sophie Lacour qui prend la parole : elle est spécialiste de la Prospective touristique, et elle nous brosse le tableau de ce que pourrait être le touriste de demain. Accrochez-vous !

En 2030, il y aura 6 milliards de Smartphones sur terre, et 50 milliards d’objets connectés. L’ensemble de nos datas constituera notre véritable ADN numérique personnel. Alors le touriste de demain ressemblera à ceci :

  • il aime le prédictif 

  • il fait confiance à Google dont le volet « analytics » induira des suggestions personnalisées (c’est déjà le cas).

  • il est sur AirBnB qui couvrira l’ensemble de l’offre d’hébergement

  • il est sur Facebook qui deviendra le plus grand influenceur du voyage

  • il aime utiliser la technologie pour effectuer des pré-visites

  • il utilise des robots-avatars qui appellent à ces pré-visites

  • il fait du bleisure

  • il assiste à des salons virtuels

  • il aime la « nature augmentée », en 3D, et donc visite des expos de l’intérieur

  • il fait son shopping en réalité augmentée

  • il parle avec les « bots » (robots immatériels) qui savent tout de lui grâce à la reconnaissance faciale. Les bots sont même capables de faire de l’humour pour se donner un visage plus humain.

  • il utilise des hologrammes et discute avec eux

  • il possède des objets robotisés, comme des valises par exemple.

  • il a des écrans projetés sur sa peau

  • il va dans des restaurants dont le chef est un robot ayant intégré toutes les recettes

  • il est pucé ou tatoué

  • ses sens sont décuplés

  • il est connecté à un BCI : Brain Computer Interface, capable de lire dans sa pensée et d’agir en conséquence

  • il voit des images en surimpression dans son œil

En résumé, il sera un H+, c’est-à-dire un Humain Augmenté.

Veut-on vraiment aller où l’on va ?

La question : est-ce que la déconnexion deviendra un luxe ? Réfléchissons bien : nous allons dans ces directions, mais c’est à nous de choisir ce qui nous convient, ce qui peut nous être utile, et d’écarter les purs gadgets asservissant l’homme et le privant de sa liberté de pensée et d’action.

C’est tellement rare d’avoir une telle richesse d’exposés en si peu de temps ! Merci donc à 2Advice !

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