C’est tout de même un phénomène étrange… La Belgique a souvent servi de laboratoire des dernières nouveautés et a souvent été, de ce fait, à la pointe de la technologie. Mais aujourd’hui, tout se passe comme si elle avait cessé d’y croire…

C’est en Belgique que distributeurs de billets de banque et lecteurs de codes à barres, par exemple, ont fait leurs premiers pas. Mais aujourd’hui, on constate une apathie grandissante, quand ce n’est pas un rejet, à l’égard de tout ce qui compte un écran assorti d’un clavier.

La Belgique à la traîne

Qu’il s’agisse du taux de pénétration des smartphones ou des achats en ligne, la Belgique n’est JAMAIS parmi les premières nations européennes, mais dans la moyenne inférieure, dans le meilleur des cas. Elle accuse même un retard considérable dans l’utilisation d’Internet, par exemple dans le monde du voyage.

Est-ce un phénomène « latin » ? Car la France, quoique toujours largement devant la Belgique, n’est pas non plus un parangon de technologie. L’explication serait-elle à rechercher dans la sociologie, la Belgique étant un pays de vieillards rentiers plutôt que d’entrepreneurs ?

VTLF : « pas le temps » !

Prenons l’exemple du VTLF, le Salon Virtuel du Tourisme et des Loisirs, qui doit s’ouvrir fin novembre : c’est la croix et la bannière pour convaincre les prestataires d’y participer ! Non pas que ce soit cher — moins de 1.000 €, tout compris, pour le stand virtuel de base — mais parce qu’on n’a « pas le temps », et surtout qu’on attend de « voir venir » avant d’essayer…

Au passage, on se demande comment font ceux qui n’ont « pas le temps » d’être au service de leurs clients pour en avoir encore. Ou simplement pour se former.

Et puis, plutôt que de se bâtir sa propre opinion, on préfère relayer celles des autres, comme ce directeur d’un gros Office de Tourisme qui se répand dans son milieu en commentaires peu amènes, alors qu’il n’a lui-même pas visité le Salon virtuel de l’année dernière…

Les salons traditionnels en perte de vitesse

Or, comment ne pas voir que les salons traditionnels sont en perte de vitesse partout ? D’année en année, le Salon des Vacances de Bruxelles, au Heyzel, rétrécit comme peau de chagrin. Le Salon de l’Alimentation ? Il se limitera à UN palais lors de sa prochaine édition. Le Salon de l’Auto ? La réflexion est menée, ici, au niveau européen, voire mondial. Mais il ne devrait bientôt rester dans le monde que DEUX salons « physiques », celui de Genève et un autre aux Etats-Unis.

Le tourisme est en retard

A celles et ceux qui regrettent le « bon vieux temps », s’accrochant désespérément aux fameux « contacts humains », il est temps d’expliquer : Vous pouvez ne pas le croire, mais l’avenir aura bien lieu. Car ce sont les exposants qui ont raison, même si quelques-uns, lors de la première édition, ont pu ressentir l’impression d’« essuyer les plâtres ». Tout le monde sait, ou devrait savoir, qu’il faut bien une « première fois ».

Incontestablement, nous sommes en période de transition. Il s’agit maintenant de voir si on est du bon côté de la barrière. D’autres secteurs se sont déjà rués sur ces nouvelles opportunités. Paradoxalement, car c’est celui qui est le plus grand consommateur de technologies novelles, le secteur du tourisme, pour sa part, n’est franchement pas très en avance sur son temps, hélas !

 

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