L’aéroport de Changi Singapore reçoit chaque année les honneurs du public et des professionnels. Il obtient régulièrement la première place. Les trois premiers terminaux sont confortables, accueillants. Le passage de l’immigration est satisfaisant et la livraison des bagages plutôt rapide. Pourquoi donc avoir voulu faire un terminal 4 si différent ?

Sur le papier, tout semblait formidable

Nous avions, dès le lancement, reçu de nombreuses informations plutôt très positives. C’était le nouveau terminal ultra technologique.
Il fallait bien que Changi soit à la pointe dans ce domaine pour conserver sa palme d’or.

Un terminal éloigné et relié seulement par un bus

Nous avions une idée positive avant même d’avoir franchi une des portes d’entrée. Il n’y avait pas foule et le taxi n’eut aucune difficulté à nous déposer devant le terminal…assez éloigné des autres.

D’ailleurs, le monorail qui relie les 3 autres terminaux n’arrive pas au terminal 4 ! En principe, ce terminal ne devait concerner que les compagnies low-cost mais d’autres compagnies aériennes comme Cathay Pacific ou Vietnam Airlines ont choisi d’être dans ce lieu.
Les passagers en transit risquent d’avoir quelques difficultés.

Un enregistrement automatisé

Vous êtes accueillis par une rangée de terminaux qui vous permettent d’avoir votre carte d’embarquement. Il faut d’abord glisser son passeport et ensuite le système lit le code-barre de votre confirmation. Ce n’est pas une révolution, de nombreux aéroports font la même chose. C’est la même procédure pour l’enregistrement du bagage.

Très franchement, ne préférons-nous pas une charmante hôtesse pour nous enregistrer ? Elle m’aurait d’ailleurs indiqué qu’avec ma carte Oneworld Rubis, on pouvait aller au « lounge ». Nous avons loupé cette étape !

Le passage de l’immigration automatisé

En principe le système est sensé fonctionner. Il y a d’abord une reconnaissance faciale et ensuite une lecture de vos empreintes digitales. Cela n’a pas fonctionné. J’ai dû me présenter au comptoir des officiers de l’immigration situé quelques mètres plus loin. La personne qui m’accompagnait n’a eu aucun problème. Sur ce point, l’aéroport pourrait apporter de l’aide au système Parafe en France qui ne fonctionne quasiment jamais !

Le décor se veut spatial

Le terminal semble confortable. Vous avez un choix de boutiques (of course !) et des restaurants. Selon notre expérience, ceux du terminal 4 sont plus chers et curieusement, bien qu’en zone hors taxes, vous payez au restaurant une VAT (TVA). Les toilettes sont « nickel chrome ».

Si le confort est toujours présent, rien de particulier n’attire notre attention. C’est en fait assez impersonnel.
Pour aller à votre porte d’embarquement, vous risquez de marcher un peu. Là aussi, contrairement aux autres terminaux, les trottoirs-roulants sont rares. C’est un mauvais point.

Le retour n’est pas non plus reposant

Si votre avion est parqué au bout du terminal, il va falloir marcher longtemps. Il y a de nombreux passages automatiques pour passer l’immigration. Je préfère passer devant l’officier qui tente vainement de voir mes empreintes digitales. Je suis à nouveau renvoyé aux bureaux des officiers de l’immigration. Que de temps perdu !

Il faut bien sûr tempérer notre jugement car nous connaissons les autres terminaux de Changi. Chacun de ceux-ci a apporté des nouveautés incroyables qui épatent la plupart des passagers et on s’en souvient. Le terminal 4 est froid et ne restera pas dans les mémoires.

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