L’Europe est inquiète de l’impréparation face au GDPR. À un peu plus de cent jours de l’application de la nouvelle loi, la Commission a lancé hier un nouvel outil en ligne pratique, destiné à aider les citoyens, les entreprises, notamment les PME, et les organisations à se conformer aux nouvelles règles en matière de protection des données et à en tirer parti. Rappelons qu’à côté de cet outil officiel, gdpr-expert.eu existe depuis un an.

La Commission participera également à des événements organisés dans les différents États membres en vue d’aider les parties prenantes dans leurs préparatifs et d’informer les citoyens des conséquences du règlement.

De gros retards

Car les États membres sont très en retard : à quatre mois de l’échéance, l’Allemagne et l’Autriche sont les seuls États à avoir terminé le travail législatif.

Les orientations rappellent les principaux éléments des nouvelles règles en matière de protection des données :

  • Un ensemble unique de règles pour tout le continent, garantissant la sécurité juridique pour les entreprises et un même niveau de protection des données pour tous les citoyens de l’UE.
  • Des règles identiques applicables à l’ensemble des entreprises offrant leurs services dans l’UE, même lorsque ces entreprises sont basées hors du territoire de l’UE.
  • Des droits nouveaux et plus forts pour les citoyens, comme le droit à l’information, le droit d’accès et le droit à l’oubli sont renforcés. Un nouveau droit à la portabilité des données permet aux citoyens de transférer leurs données d’une entreprise à l’autre. De nouveaux débouchés commerciaux s’ouvriront ainsi aux entreprises.
  • Une protection accrue contre les violations de données : une entreprise victime d’une violation de données, qui fait courir un risque aux personnes concernées, doit en informer l’autorité de protection des données dans les 72 heures.
  • Des règles contraignantes et des amendes dissuasives : toutes les autorités de protection des données pourront infliger des amendes pouvant aller jusqu’à 20 millions d’euros ou, dans le cas d’une entreprise, jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial.
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