Pourquoi s’acharner sur l’aérien ? Les problèmes existent partout…

La Grande Presse écrite ou télévisuelle semble s’acharner ces jours-ci sur les vacances en avion : pas un jour sans que n’apparaissent les mésaventures des uns ou des autres.

S’il est vrai que l’annulation pure et simple de vols (quelle qu’en soit la raison) est un vrai problème, difficile à résoudre, l’acharnement actuel porte parfois sur des histoires qui font sourire : « Mon vol a été retardé d’une heure… ! » On peut comprendre que si l’arrivée dans un lieu un peu perdu se fait à 24 heures quand il n’y a plus de transport public vers la ville, c’est embêtant. Mais ce sont les aléas du voyage.

Nous étions hier à Zeebrugge, pour visiter entre autres le nouveau Cruise Terminal. Rien à voir avec Marseille, par exemple, c’est à l’échelle belge. Mais au moins, il existe, et c’est franchement mieux que rien. Le nouveau service de sécurité doit aussi faire ses preuves, et peut-être éviter l’excès de zèle.

Hier donc, nous sortons de la visite du M/S Berlin et attendons le Free Shuttle Bus pour nous reconduire au Terminal, situé à 200 m à vol d’oiseau. L’attente se prolonge, et on apprend qu’un produit « qui pourrait servir à un attentat » a été découvert dans une valise. Tout le port est bloqué. Les passagers du Berlin devaient remonter à bord pour 13h30, et le navire larguer les amarres à 14h. Or il est seulement 14h45 quand on est enfin autorisés à quitter le navire. Lequel aura pris au moins une heure de retard sur son programme, et les fournisseurs à la prochaine escale attendront aussi une heure de plus.

Et pourquoi ? Parce qu’une dame avait cru intelligent de mettre une bouteille d’un litre d’acétone dans sa valise. Que peut-on faire avec autant d’acétone ? Enlever son vernis à ongle, détacher un vêtement… Le produit est hautement explosif.

Et ceci nous fait songer à cette ouverture au voyage offerte à une portion bien plus large de la population : tout cela est très bon, socialement, culturellement, économiquement. Mais hélas, ces « nouveaux voyageurs » inexpérimentés ont tendances à emporter avec eux leurs mauvaises habitudes, leur ignorance, leurs mauvaise éducation.

Sur la route vers Bruxelles, l’inévitable accident quotidien aux environs de Gand se produit, et il en résulte une heure de perdue, à l’arrêt, pour des milliers de personnes dont la presse ne parlera pas. Parmi elles, des parents qui doivent reprendre des enfants, des rendez-vous manqués, des affaires ratées peut-être. Nous repensons alors aux articles de la Grande Presse sur le retard dans les avions. Nos petits malheurs sur la route sont bien moins spectaculaires…

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