Namur entre patrimoine et terroir

Le 150ème « Carnet du Patrimoine », superbe collection lancée par l’Institut du Patrimoine Wallon aujourd’hui rebaptisé après fusion Agence Wallonne du Patrimoine (AWAP), est consacré à l’entité de Namur.

Un carnet dont la rédaction a été judicieusement confiée à Emmanuel Bodart, Dr en Histoire (UCL) et archiviste en chef aux Archives de l’Etat à Namur.

Le défi de ce type de carnet est de donner, en 64 pages imposées, un aperçu le plus large possible des richesses patrimoniales de l’entité de Namur dont la moitié de la population, ne pas l’oublier, est aussi campagnarde ! Le « grand Namur », c’est une superficie supérieure aux 19 communes qui forment la Région de Bruxelles-Capitale.

C’est peu dire que l’auteur s’est vite retrouvé devant des choix cornéliens dès lors qu’il ne fallait faire l’impasse sur aucune période, aucun terroir, des choix devant pourtant s’opérer, plutôt que de tenter une vaine exhaustivité.

Emmanuel Bodart a finalement privilégié l’approche chronologique pour découper son carnet avec une approche détaillée de la période des puissants Comtes de Namur qui ont, il est vrai, façonné ce territoire au confluent de la Meuse et de la Sambre.

De belles pages sont consacrées ensuite aux fermes seigneuriales et abbatiales, que l’on se dirige vers la Hesbaye ou le Condroz.

Hobé et Bayard

Certains quartiers typiques de la ville de Namur sont davantage déployés en fonction de leur richesse patrimoniale ou encore de leur passé fortifié, voire militaire. L’époque contemporaine n’est pas oubliée avec quelques approches plus monographiques sur notamment l’ex-Hospice Saint-Gilles devenu le Parlement Wallon d’aujourd’hui.

Plusieurs noms d’architectes ont marqué, début du 20ème siècle notamment, leur empreinte sur le territoire namurois. C’est le cas de Georges Hobé, actif à la jonction entre l’Art nouveau et l’Art déco. C’est à lui que l’on doit notamment le fameux Théâtre de Verdure, l’aménagement de la Route Merveilleuse ou encore le nouveau Kursaal qui devait ouvrir ses portes en 1914.

Capitale politique de la Wallonie depuis le 11 décembre 1986, Namur et son entité ne demandent qu’à être redécouverts, de St-Aubin au Parlement de Wallonie, en passant par le château de Flawinne, la tour romane de Wierde, l’abbaye de Malonne, sans oublier, bien-sûr, le cheval Bayard.

Baltha

Emmanuel Bodart, Le patrimoine de Namur, Carnet du Patrimoine n°150, 64 p., 6 €

www.patrimoine-publications.be

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