Les pilotes indonésiens ne seraient pas assez formés

L’Indonésie publiera un rapport préliminaire les 28 et 29 novembre sur l’enquête sur le crash d’un avion de Lion Air qui aura coûté la vie à 189 personnes. Par malchance, un autre avion de Lion Air a heurté un poteau devant un terminal passagers mais on ne déplore aucun blessé.

On évoquait un problème de maintenance

Jusqu’à présent, l’attention du public se concentrait principalement sur les problèmes de maintenance potentiels, notamment un capteur défectueux pour « l’angle d’attaque », une donnée essentielle pour aider l’avion à voler à angle droit par rapport aux courants d’air et à empêcher un décrochage.

Cependant, les enquêteurs indonésiens ont déclaré qu’il fallait davantage de formation pour les pilotes du Boeing 737 MAX après avoir découvert que le manuel de vol de l’avion ne contenait pas la situation à laquelle ont fait face les pilotes de l’avion perdu en mer de Java.

L’enquête s’oriente sur la clarté des procédures

L’enquête semble maintenant porter davantage sur la clarté des procédures américaines. Celles-ci auraient aider les pilotes du 737 MAX à éviter une réaction excessive du 737 MAX. Les méthodes de formation doivent être revues.

Les commentaires portent principalement sur le contenu des manuels de l’avion. Mais également un cours de conversion permettant aux pilotes de la précédente génération d’avions (le Boeing 737NG) et de passer au 737MAX.

Le premier accident pour le 737MAX

L’accident du 29 octobre a été le premier accident mettant en cause le 737 MAX, une version mise à jour du biréacteur étroit et compact de Boeing entré en service l’année dernière.

Les informations récupérées à partir de l’enregistreur de données de vol de l’avion ont conduit la « Federal Aviation Administration » des États-Unis, à émettre une consigne de navigabilité d’urgence invitant les compagnies aériennes à mettre à jour leurs manuels de vol.

Déjà, en avril 2013, un Boeing de la Lion Air avait manqué la piste d’atterrissage de l’aéroport international de Denpasar sur l’île de Bali et avait fini sa course dans la mer, sans faire de victimes … cette fois.

Un ordinateur pouvait forcer l’avion à descendre brusquement

La directive avertissait les pilotes qu’un ordinateur embarqué sur le Boeing 737 MAX pourrait forcer l’avion à descendre brusquement jusqu’à 10 secondes, même en vol manuel, ce qui risquait d’entraîner des difficultés de contrôle de l’avion.

Les pilotes pourraient arrêter cette réponse automatisée en appuyant sur deux boutons si le système se comportait de manière inattendue. Mais des questions ont été soulevées concernant leur degré de préparation à une telle réaction automatique et le temps dont ils disposaient pour réagir.

D’autres pilotes ont connu la même situation

Les experts affirment que les enquêteurs examineront si l’équipage a examiné cette liste de contrôle et, le cas échéant, s’il a eu le temps de couper le système de piqué automatisé alors qu’il volait à une altitude relativement basse de 5.000 pieds. Les pilotes d’un vol précédent auraient résolu un problème de capteur similaire.

La deuxième « boite noire » n’aurait pas encore été retrouvée

La recherche de l’enregistreur de voix manquant dans le poste de pilotage se poursuit et pourrait fournir des informations importantes sur les facteurs humains liés au crash.

Le tourisme indonésien n’avait vraiment pas besoin de ce tragique accident après la catastrophe dans l’île de Sulawesi qui aura fait plus de 1.000 victimes.

 

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