Les petites compagnies européennes souffrent!

Le « big five » de l’aviation européenne a pris plus de la moitié du trafic régional, par étranglement des petites compagnies.

Le Groupe Lufthansa est celui qui a pris la plus grosse part de marché avec une augmentation de 12,3% entre 2016 et 2018, devant Ryanair (12%), IAG (9,8%), Air France-KLM (8,8%) et easyJet (7,7%). Il est évident que les gains de parts de marché sont très liés aux faillites et fusions dans le secteur.

L’arrivée en force des LCC (low-cost companies) à travers toute l’Europe a eu pour conséquence notable un fort accroissement en termes de passagers, mais elle a aussi créé une surcapacité qui a rendu plus difficile -commercialement risquée- l’exploitation des lignes aériennes, avec une résistance plus efficace des « grosses compagnies », les « majors ».

Ceux-ci ont lancé ou absorbé avec plus ou moins de bonheur des filiales low-cost telles qu’Eurowings, Level, Vueling, Joon, Transavia, etc., pour lutter contre les LCC. Mais ces derniers temps, on a vu aussi la disparition successive de Monarch, Primera, Small Planet, Azur, Cobalt, VLM, PrivatAir, Niki, sans même mentionner plus avant Air Berlin, Lauda Air, et tout récemment Germania.

Des compagnies pas à armes égales

Air Berlin avait une part de marché de 2,8% en Europe : elle a été engloutie par le Groupe Lufthansa et par easyJet. IAG a récemment acquis les slots de Flybe, qui reste en discussion avec un nouveau consortium formé de Virgin Atlantic, Stobart Group et Cyrus Capital sous le nom de Connect Airways. Le sort d’Alitalia n’est pas encore scellé, et le futur d’Adria Airways (Slovénie) est très incertain. Norwegian (qui est aussi active en long-courrier) commence à fermer des bases en Europe.

La tendance ne risque pas de s’inverser tant que les taux d’intérêt resteront bas, et surtout que les « majors » bénéficieront de plus de crédit et d’une meilleure structure de coûts.

Cette structure de coûts comprend évidemment le prix du kérosène, la valeur du dollar, les taux de crédit, les charges d’aéroports, les remboursements aux passagers, la distribution, etc. Les grosses LCC (Ryanair et easyJet) peuvent facilement tenir le coup, même en réduisant encore leurs marges opérationnelles. Ce n’est pas le cas de beaucoup d’autres.

(Source : Scope Ratings Gmbh)

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