L’économie « collaborative » vue par l’OCDE

Tous les deux ans, l’OCDE analyse les performances du tourisme et les principales tendances, initiatives et réformes liées aux politiques du tourisme. Dans sa publication « Tendances et politiques du tourisme 2016 », l’organisation internationale s’est attachée à étudier l’irruption de l’économie « collaborative » dans le tourisme et les défis à relever pour les gouvernements.

Celle-ci a connu une croissance exponentielle ces dernières années ; selon PricewaterhouseCoopers, elle devrait représenter 335 milliards USD à l’horizon 2025. La progression rapide des plateformes pear‑to‑pear et collaboratives transforme le marché du tourisme et offre au voyageur de nouvelles possibilités d’hébergement, d’activités et de modes de déplacement.

Les plateformes d’économie collaborative ont opté pour des modèles  économiques variés, qui pour certains sont étroitement calqués sur les activités commerciales traditionnelles, tandis que d’autres font appel à la fibre communautaire des usagers.

Repenser les lois en vigueur

Pour l’organisation internationale, les gouvernements doivent parvenir à exploiter les occasions de stimuler l’innovation et de soutenir l’expansion et le développement du tourisme en général, tout en relevant ces différents défis. Car, la croissance rapide de l’économie collaborative met en tension les cadres d’action existants.

Ainsi, il peut s’avérer difficile de transcrire dans le modèle économique collaboratif les dispositifs existants de protection du consommateur, de sécurité et d’assurance qualité. Les autorités sont donc amenées à repenser les lois en vigueur de manière à intégrer des activités collaboratives peu compatibles avec les cadres réglementaires en place, et à en examiner les répercussions fiscales.

Les plateformes pourront ainsi à l’avenir jouer un rôle plus actif en explicitant les obligations fiscales et en en prônant le respect, ou même directement en collectant les taxes de séjour à la place des hébergeurs.

S’adapter à l’économie collaborative : les recommandations de l’OCDE:

  • Renforcer le cadre opérationnel stratégique, en tenant compte des répercussions de l’économie collaborative sur les grands objectifs stratégiques et sociaux et sur le tourisme, et le rôle des pouvoirs publics sur le marché.
  • Repenser les incitations stratégiques, mieux comprendre l’environnement dans lequel s’inscrit l’action publique et tester de nouvelles approches, dont le recours accru à des laboratoires de réflexion sur les politiques ou l’innovation réunissant différentes parties prenantes et leurs intérêts, et se mettre à la place de l’usager.
  • Moderniser les approches stratégiques et réglementaires en privilégiant une perspective globale à l’échelle de l’administration. Mettre au point des démarches axées sur la performance et l’autorégulation, et utiliser les données et les éléments de réputation collectés par les plateformes de l’économie collaborative.
  • Renforcer le recueil de données et les recherches consacrées aux répercussions de l’économie collaborative sur le tourisme et le milieu local. Soutenir la mise en commun des pratiques optimales et des expériences à tous les niveaux d’administration (national, infranational, local) et dans la filière touristique, en particulier pour ce qui concerne les réponses de nature réglementaire.

(Sources : OCDE)

 

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Commentaires

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1 COMMENTAIRE

  1. Le mot PARTAGE est galvaudé avec ces gens , tout ce qu’ils partagent, ce sont tous les services tels que les HÔPITAUX, Écoles, ROUTES, etc qui sont tous des services qu’ils obtiennent grâce à la VRAIE HÔTELLERIE qui perçoit toutes les taxes à la consommation et qui paye ses impôts… pour que nos gouvernements puissent avoir l’argent nécessaire pour payer tous ces services…. ce qui permet à ces RÉMORAS DE L’économie de partage de s’enrichir sans contribuer aux charges fiscale !

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