Carlo di Antonio est le ministre wallon de l’Environnement, de la Transition écologique, de l’Aménagement du territoire, des Travaux publics, de la Mobilité, des Transports, des Zonings mais aussi, ça ne s’invente pas, du Bien-être animal. C’est aussi un bel exemple — parmi d’autres, rassurons-le — d’un ministre qui ne sait pas de quoi il parle.

Ne l’a-t-on pas entendu hier, peu avant le journal radio de 11 h sur La Première, affirmer que les avions étaient parmi les plus grands responsables de la pollution atmosphérique par le dioxyde de carbone ? On sait aujourd’hui que 90 entreprises dans le monde sont responsables de la moitié de cette pollution.

Parmi elles, pas une seule compagnie aérienne. Et pour cause : même les écologistes les plus rabiques admettent que le transport aérien ne compte que pour 2 à 2,5 % dans les rejets de CO2. Sans compter que les constructeurs de moteurs, comme General Electric, Rolls Royce ou le SNECMA, redoublent d’efforts pour les rendre toujours moins gourmands et donc moins polluants.

Un décret à « vendre »

Ne soyons pas mesquins, comptons même 3 % : on reste évidemment loin du tableau alarmiste que veut dresser le ministre. Qui se scandalise qu’on puisse préférer l’avion au train pour, par exemple, se rendre à Marseille, attendu qu’il n’existe pas de fiscalité qui concerne le kérozène.

Évidemment, le ministre CdH doit « vendre » son décret wallon, et le « verdissement », comme il dit, du parc de véhicules de l’administration wallonne, dont on apprend qu’il compte des milliers de véhicules, lesquels cesseront de rouler au diesel, désormais.

Vive l’Ampère-heure !

Cela étant, on aimerait avoir un jour un vrai comparatif entre le coût effectif des différentes énergies. Combien de litres de mazout, ou de tonnes de charbon, ou de kilos d’uranium, faut-il pour produire l’électricité nécessaire à une voiture de rouler 100 km ou à un TGV de foncer pendant quatre heures ? Personne, jusqu’ici, ne semble avoir la réponse. Peut-être faudrait-il commencer par rétablir l’usage du Coulomb, qui mesure la quantité d’électricité, ou de l’Ampère/heure ?

Ou demander au cabinet du ministre. Mais pour le contacter, il faut d’abord répondre à une question « Captcha », une question « mathématique » : 9+3= ? Et pour vous aider à résoudre ce difficile problème, on vous donne un exemple : pour 1+3, entrer 4.

On se sent déjà plus intelligent.

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