Le Sénégal, une destination à (re) découvrir (1ère partie)

Dakar, c’est branché…

TUI France va sortir au printemps 2017 une offre CityBreak qui inclura la capitale sénégalaise… Car la ville est à l’image de cette Afrique qui décolle économiquement, résolument tournée vers l’avenir… Certes, le passé colonial est encore bien présent, mais Dakar, c’est aussi un formidable réservoir de nouveaux talents artistiques qui puisent leur inspiration de leurs racines africaines…

C’est cette facette méconnue que Tui France a voulu promouvoir à l’occasion d’un voyage de presse organisé du 21 au 25 novembre dernier… Pagtour était du voyage…

Dakar… Je n’y étais pas retourné depuis trente ans… Et j’étais impatient de dépoussiérer mes lointains souvenirs… Confortablement installé dans les fauteuils de la classe Grand Large de la compagnie Corsair (Tui France), les 5h50 de vol se passent sans encombre… A l’époque, à l’aéroport de Dakar-Yoff (aujourd’hui Aéroport International Léopold Sédar Senghor), deux choses m’avait marqué.

Photo ©Hervé Ducruet
Photo ©Hervé Ducruet

Arrivé de nuit (comme notre vol), l’aéroport semblait éclairé avec des ampoules de 40 watts, et la récupération des bagages tenait du parcours du combattant dans la semi-pénombre…

Si aujourd’hui l’aéroport est bien éclairé, mais avec parfois avec une climatisation défaillante, pour les bagages, c’est (presque) comme dans mes souvenirs. Un joyeux bazar… Et pour cause… En 1986, il n’y avait qu’un seul tapis à bagages… souvent en panne… 30 ans plus tard, il n’y en a que deux… Et si plusieurs avions ont la mauvaise idée d’atterrir dans la même tranche horaire, ça coince. Résultat, des bagages dans tous les coins. Un conseil Pagtour pour les city-trips : privilégier les bagages cabine.

Photo ©Hervé Ducruet
Photo ©Hervé Ducruet

Après une longue attente, il est passé minuit, notre groupe a récupéré tous ses bagages, direction l’hôtel Le Lagon II. Situé à proximité du centre-ville, il est l’un des rares hôtels de Dakar à offrir une plage privative au cœur de la cité.

Originalité de l’établissement, on se croirait dans un bateau et les chambres ont été conçues comme des cabines de yacht. Les terrasses font face à la mer et à l’île de Gorée. Même le restaurant respecte l’esprit « croisière » dans sa décoration. Idéalement placé pour partir à la découverte de la ville…

Photo ©Hervé Ducruet
Photo ©Hervé Ducruet

Souvenirs coloniaux… Street Art et DJ !

Bâtie sur la presqu’île du Cap-Vert, la pointe la plus occidentale de l’Afrique, Dakar est sans doute la seule ville africaine à avoir développé une mentalité insulaire…

Cernée par l’Atlantique sauf à l’Est, la ville est bâtie sur un ancien volcan.

Comme Bruxelles, Dakar est composés de plusieurs communes. La capitale sénégalaise en compte dix-neuf. Son histoire est relativement récente, elle débute vraiment à la fin du XIXe siècle.

Elle reste encore très marqué par l’empreinte de la colonisation française qui ne s’est achevée qu’en 1960.

Photo ©Hervé Ducruet
Photo ©Hervé Ducruet

Il suffit de regarder les plaques des rues pour s’en convaincre, Rue Carnot, rue Victor Hugo, Boulevard George Pompidou…

C’est dans le quartier du plateau, au cœur de la presqu’île, qu’elle est la plus visible. Devant la vieille gare ferroviaire (que l’on est en train de massacrer), sur la place du tirailleur se trouve le monument à la gloire des troupes noires et aux disparus de l’Afrique Occidentale Française.

Surnommé « Demba et Dupont » par les Sénégalais, il représente un tirailleur sénégalais et un poilu français (photo ci-contre).

Parmi les autres témoin de la présence française, on peut citer également l’Institut Pasteur, la Maternité de l’hôpital Aristide Le Dantec, le Palais de la République, l’hôtel de ville…

Photo ©Hervé Ducruet
Photo ©Hervé Ducruet

Mais si les témoins du passé sont encore bien présent, Dakar n’en regarde pas pour autant derrière… En atteste le tout récent (et monumental) Musée des Civilisations Noires.

D’une superficie totale de 13.785 m2 répartie sur 4 niveaux, le MCN de Dakar veut devenir « le foyer de résurrection et d’épanouissement des civilisations noires de l’Afrique ».

Il prône explicitement la célébration des civilisations du monde noir dans une perspective de dialogue des civilisations.

Entièrement financé et construit par les Chinois, ce musée sera le plus important dans sa catégorie en Afrique de l’Ouest.

Photo ©Hervé Ducruet
Photo ©Hervé Ducruet

On l’aura compris, la culture et l’art sont bien présents à Dakar et se déclinent désormais selon les standards contemporains …

Street art, graph, DJ, la Maison des Cultures Urbaines de Ouakam forme les futurs artistes et décline toutes les disciplines des cultures urbaines via les nombreuses formations proposées.

Mais la Maison des Cultures Urbaine soutien également ses stagiaires dans leur production et leur promotion… De nombreuses communes de Dakar font désormais appel à ces jeunes artistes pour illustrer leurs murs…

Photo ©Hervé Ducruet
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Symbole de ce renouveau culturel qui souffle sur Dakar, l’hôtel-restaurant Sokhamon Dakar est certainement l’un des établissements les plus étonnants de la ville. Style décalé, baroque, il mélange avec bonheur les styles et ne laisse pas indifférent.

Tout comme le « soviétique », monumental et très décrié Monument de la Renaissance Africaine. Normal, il a été construit par des Nord-Coréens… et son coût a été estimé à plus de 24 M€.

Gorée, un enfer au Paradis

A quelques minutes de là, le marché aux poissons de Soumbédioune, sur la plage de Fann Hock, nous ramène à l’Afrique éternelle. Sur les sable, des centaines de barques longilignes et colorées sont alignées, prêtes à prendre la mer pour des campagnes qui peuvent durer deux semaines…

Photo ©Hervé Ducruet
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Mais s’il y a un lieu à ne pas manquer lors d’une escapade dakaroise, c’est l’île de Gorée. A un petit quart d’heure de bateau depuis le port de Dakar, l’île a été, du XVe au XIXe siècle, le plus grand centre de commerce d’esclaves de la côte africaine.

Les successives occupations portugaises, néerlandaises, anglaises et françaises ont façonné l’âme et l’architecture insulaire. Se promener dans ces petites rues bordées de maison aux couleurs chatoyantes est un enchantement… Par certains côtés, on se croirait presque dans un petit village de la côte d’Azur ou de Provence…

Comment imaginer que derrière ces façade colorées, ce fut l’enfer pour des milliers d’esclaves africains… Dernier témoin de ce pillage humain, la maison des esclaves nous rappelle les conditions de captivité du « bois d’ébène »… Ancienne maison de négociants, elle dispose de la tristement célèbre « porte du voyage sans retour ».

Photo ©Hervé Ducruet
Photo ©Hervé Ducruet

Ouverte sur la mer, c’était la dernière vision de l’Afrique de ces hommes, femmes et enfants en partance vers les plantations du nouveau monde… Où beaucoup ne survivaient pas au voyage, effectué dans des conditions inhumaines… L’île fut parmi les premiers sites à être classée au patrimoine mondial de l’UNSCO…

Voilà, c’est la fin de cette balade dakaroise… Demain, Pagtour vous emmène à Saint-Louis du Sénégal…. La encore, passé colonial et souffle nouveau cohabitent pour notre plus grand plaisir..

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Comment y aller
Paris Dakar

avec Corsair International

Tour – Opérateur
TUI propose 2 circuits Nouvelles-Frontières, 10 séjours TUI, 1 circuit privé avec guide et une offre de voyages sur mesure dont notamment « La culture et l’art sénégalais ». Compter 1.550 € pour 2 personnes, 1.315 € pour 4 personnes, 1.209 € pour 6 personnes.

Restaurant
La Calebasse : Dans le quartier des Mamelles, ce restaurant atypique décline avec bonheur cuisine aux saveurs 100 % sénégalaises et galerie d’art africain.

Shopping – Mode
LAYU Almadies « made in West Africa for the world» propose une boutique de produits fashion « tradi-moderne » made in Sénégal et est en même temps un Starbucks local proposant des produits frais ou faits maison

http://ilovelayu.com

 

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