Les incidents impliquant les vols TS157 et TS507 survenus le 31 juillet à l’aéroport d’Ottawa ont sans doute malmené l’image d’Air Transat, la plupart des médias faisant surtout état du point de vue des passagers éprouvés. Ces derniers ont encore eu l’occasion de s’exprimer dans le cadre de l’audience de l’OTC, qui a pris place mercredi et jeudi à Ottawa.

« AIR TRANSAT N’A PAS EU DE CHANCE »

Toutefois, le point de vue de Transat semble aussi avoir été entendu. C’est notamment ce que laisse croire l’éditorial intitulé Une charte des voyageurs, au plus vite signé par Ariane Krol dans l’édition d’aujourd’hui (1er septembre) de La Presse+. « Air Transat n’a pas eu de chance à l’aéroport d’Ottawa le 31 juillet dernier », affirme-t-elle d’emblée.

L’éditorialiste relate le point de vue des deux pilotes impliqués selon lequel à aucun moment ils n’ont eu la moindre indication que l’attente serait aussi longue… sans quoi leurs décisions auraient été différentes.

« Chaque nouveau délai était accompagné d’indications les portant à croire qu’il restait seulement 30 ou 45 minutes avant de pouvoir faire le plein pour repartir. Et de leur point de vue, cette attente suivie d’une vingtaine de minutes de vol jusqu’à Montréal était de loin préférable à un débarquement nécessitant plusieurs heures », précise-t-elle.

SITUATION HORS DU COMMUN

« À voir la cohue et la confusion qui régnaient ce jour-là à Ottawa (une vingtaine d’avions détournés, dont plusieurs gros porteurs, du jamais vu à cet aéroport), il est évident que la situation était hors du commun, indique Mme Krol. Nous sommes prêts à donner le bénéfice du doute à Transat sur ce point, et à croire qu’en temps normal, ils n’auraient pas laissé les passagers enfermés si longtemps dans leur appareil. »

Chaque nouveau délai était accompagné d’indications
portant [les pilotes] à croire qu’il restait seulement
30 ou 45 minutes avant de pouvoir faire le plein pour repartir.
Et de leur point de vue, cette attente suivie d’une vingtaine
de minutes de vol jusqu’à Montréal était de loin préférable
à un débarquement nécessitant plusieurs heures.

UN MALAISE DEMEURE

Si l’éditorialiste accorde le bénéfice du doute à Transat, elle ne lui accorde toutefois pas l’absolution – particulièrement en ce qui concerne « le fossé qui existe entre les priorités des passagers et celles du pilote et de l’équipage ».

« On a l’impression que personne chez Air Transat ne s’est rendu compte de ce que vivaient les passagers, écrit-elle. Là où les pilotes se disaient : Bientôt à Montréal, les passagers pensaient :  Laissez-nous sortir ! Quand les pilotes calculaient : Débarquement, douane, bagages, autobus à noliser pour Montréal = plusieurs heures d’attente, les passagers voyaient plutôt : Attendre à l’air climatisé en se déliant les jambes, eau, nourriture, enfants rassurés, nuit d’hôtel. »

VITE UNE CHARTE DES VOYAGEURS !

Alors que le processus d’enquête de l’OTC se poursuit, l’éditorialiste appelle d’ores et déjà le gouvernement Trudeau à adopter au plus vite « une charte des voyageurs qui impose des normes minimales, non pas seulement en termes de sécurité, mais de bien-être des passagers ».

Pour lire l’éditorial de La Presse+ :  http://plus.lapresse.ca/screens/b69ff724-b90f-4ce7-ad83-53a5d5dbdbbd%7C_0.html

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