La vente partielle d’Alitalia à nouveau relancée

La compagnie aérienne défaillante, Alitalia, cherche de toute urgence un acheteur depuis sa faillite. Delta Airlines, avec son allié Air France, avait exprimé son intérêt. Mais au dernier moment, Lufthansa se remet sur les rangs.

La situation actuelle délicate

Alitalia est une société privée depuis 2009, détenue à 51% par CAI, un groupe d’entrepreneurs italiens, et par « Poste Italiane » et pour les 49% restants d’Etihad Airways des Émirats arabes unis.

À partir de mai 2017, Alitalia est sous administration extraordinaire, une procédure de la loi sur la faillite qui permet à une entreprise en difficulté d’élaborer et de mettre en œuvre un plan novateur et solvable. La compagnie aérienne est en fait administrée par le gouvernement et perd de l’argent chaque jour.

Le gouvernement populiste voudrait qu’Alitalia reste compagnie d’état

Le gouvernement italien a précisé qu’Alitalia devait rester une compagnie aérienne d’État. À ce titre, ils entendent conserver leur participation de 51% dans le transporteur. Donc, ce qui est à vendre, ce sont les 49% actuellement détenus par Etihad.

L’actionnaire préféré du gouvernement serait italien

Sous la pression du gouvernement populiste, la compagnie de chemin de fer, Ferrovie dello Stato Italiane (FSI) aurait également fait une offre sur Alitalia.

En tant que société d’État, ils constitueraient un premier choix. Cependant la Commission Européenne pourrait mettre un veto.

À l’heure actuelle, l’acquisition d’Alitalia par FSI, qui serait la première du genre en Europe, n’est pas encore certaine.

Delta et Air France : une offre ancienne

La compagnie aérienne Delta a semblé être parmi les premiers à vouloir investir dans la compagnie italienne. Leur intérêt pour Alitalia survient au moment même où ils chercheraient à investir dans la compagnie indienne en difficulté Jet Airways. La compagnie aérienne américaine serait accompagnée par le groupe Air France-KLM dans cette prise de participation.

Lufthansa relance son intérêt

Lufthansa pourrait être un partenaire de choix cependant le transporteur allemand aurait imposé des conditions difficiles à leur offre, ce qui pourrait être défavorable aux yeux de l’Etat Italien.

Les conditions comprennent notamment des réductions d’emplois majeures, estimées par Lufthansa à environ 3 000 employés.

Il est toujours difficile de prévoir les décisions du gouvernement Italiens qui resteront politiques. FSI serait une solution idéale car les chemins de fer italiens gagnent de l’argent. Un partenaire aérien sera nécessaire et il semblerait que Delta Airlines soit un partenaire de choix. Mais restons humbles car les nouvelles venant d’Italie sont parfois déconcertantes.

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