La croisière s’attaque aux montagnes… russes!

© Carnival Cruise Line

Le futur paquebot géant de la compagnie américaine Carnival Cruise Line, le Mardi Gras, sera doté d’un roller coaster ! Un « grand huit » de plus de 240 mètres sera en effet installé sur les ponts supérieurs, avec de spectaculaires virages à 57 mètres au-dessus de l’océan. Baptisée BOLT, cette attraction fournie par la société allemande Maurer Rides disposera d’un véhicule biplace spécialement conçu pour cette utilisation et à bord duquel les passagers évolueront à plus de 60 km/h.

Les Chinois aussi

Premier navire du projet XL de Carnival Cruise Line, le Mardi Gras, actuellement en construction au chantier finlandais Meyer Turku, mesurera 344 mètres de long pour 2600 cabines.

Il est prévu pour entrer en service en 2020 à partir de Port Canaveral, en Floride, où un nouveau terminal sera construit. Un second paquebot du même type, également propulsé au GNL, doit être livré en 2022.

Ce concept de « montagnes russes » ne sera pas l’apanage de la CLL : il devrait également être adopté par les paquebots du projet Global Class de la compagnie asiatique Dream Cruises, filiale du groupe Genting Hong Kong. la croisière ne semble décidément ne connaître aucune limite…

Carnival Cruise Line avait déjà exploité un navire de croisière baptisé Mardi Gras, acquis en 1972 auprès de la compagnie Canadian Pacific. Ce bateau, jaugeant 18.0000 tonneaux, soit exactement… le dixième du bâtiment actuellement en construction, naviguera jusqu’en 1993 avant d’être revendu à l’armement grec Epirotiki, qui l’exploitera encore une dizaine d’années avant de l’envoyer à la casse en 2003, après un total de 42 ans de bons et loyaux services. C.B.

[Avec Mer & Marine]

Dans la course aux divertissements proposés pour retenir ses passagers à bord, l’imagination de l’industrie de la croisière ne semble pas connaître de limites. Après la piste de karting, les auto-tamponneuses ou encore les simulateurs de golf, de chute libre ou de pilotage d’une Formule 1, les futurs navires de croisière seront donc équipés de montagnes russes, semblables ou presque à celles que tous les parcs d’attraction se doivent de proposer. Les armateurs poussent ainsi leur logique jusqu’au bout, qui veut que le navire lui-même soit la « destination ».

Dès lors, pourquoi le faire à tout prix naviguer ? Un navire qui ne navigue pas ne consomme rien et ne pollue donc pas. Autant, d’ailleurs, se passer de moteur et, bien entendu, de tout le personnel nécessaire à ce que le bateau se déplace sur l’eau, ce qui semblait être jusqu’ici sa vocation première. Voilà qui arrangerait tout le monde, ravirait les investisseurs, écarterait les craintes du mal de mer et clouerait définitivement le bec aux écolos de tout poil qui continuent, contre vents et marées, c’est le cas de le dire, à accabler la croisière de tous les maux.

Mais… et le voyage, dans tout ça ?

 

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