Hôtellerie France : une année qui aurait dû être record

L’industrie hôtelière française a connu, dans son ensemble, une très bonne année 2018. En effet, sur l’ensemble du territoire, la fréquentation hôtelière progresse de plus de 1 point par rapport à 2017 pour s’établir à 68,2%, alors que, dans le même temps, les prix ont progressé de près de 5%, permettant ainsi au RevPAR d’avoir une croissance de 6,6% à la fin de l’exercice.

En termes de fréquentation, le niveau de 2014 (dernière année de référence avant les attentats) est dépassé mais on reste tout de même légèrement sous le niveau de 2007 qui affichait un taux d’occupation avoisinant les 70%. En termes de RevPAR, l’année 2018 constitue un record avec pour la première fois la barre des 60€ franchie.

Plus l’on monte en gamme et plus la fréquentation hôtelière progresse

Les hôtels haut de gamme ont vu leur taux d’occupation progresser de plus de 2 points grâce notamment au retour de la clientèle internationale. A l’inverse, les hôtels du segment super-économique fréquentés principalement par une clientèle domestique affichent une fréquentation stable par rapport à 2017. De leur côté, les prix moyens augmentent de manière homogène sur l’ensemble des segments.

Cette bonne dynamique est à mettre au profit de quelques agglomérations dont Paris, Grenoble et Rennes qui enregistrent une fréquentation supérieure à 2 points (+ 3,2 points pour l’Ile-de-France dans son ensemble). Certaines agglomérations comme Bordeaux, Strasbourg et Toulouse affichent des taux d’occupation en léger recul alors que les autres territoires sont stables par rapport à l’an dernier.

Le climat social tendu a coûté 1,5% de RevPAR aux hôteliers parisiens

Les hôteliers parisiens finissent l’année avec une évolution de RevPAR à deux chiffres (+11,0%). Toutefois, sans les grèves du printemps et les manifestations des « Gilets jaunes » de fin d’année, cette croissance aurait été plus importante et aurait ainsi permis de dépasser le niveau de 2014 (130€ en 2014 contre 129,4€ en 2018).

La fréquentation de la capitale s’élève à 79,7%, alors qu’en 2014, elle dépassait les 80%. Le début d’année devrait être marquée par l’impact des événements récents.

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