Dromadaire non botoxé ©Hervé Ducruet

Douze dromadaires ont été exclus d’un concours de beauté en Arabie Saoudite. Les propriétaires leurs avaient injecté du Botox pour les rendre plus beaux. Avec 29 M€ à la clé pour le camélidé gagnant, tous les moyens sont bons pour certains propriétaires…

En Arabie Saoudite, le dromadaire est plus qu’un symbole, une véritable icône. Chaque année, un festival est organisé avec, en point d’orgue, un concours de beauté pour dromadaire. Les canons de la beauté « dromadérienne » sont : la taille de leurs lèvres, de leurs joues, de leur tête et leurs genoux. Les dromadaires doivent avoir aussi le poil bouclé, les oreilles en pointe, de longs cils et une grande bosse parfaitement positionnée.

Et cette année, douze dromadaires ont été disqualifiés lors du dernier « Heritage Festival and Camel Beauty Contest ». Pourquoi ? Leurs propriétaires leurs avaient injecté du Botox. « Certains l’utilisent pour les lèvres, le museau et même la mâchoire », raconte Ali al-Mazrouei, fils d’un éleveur de dromadaires au quotidien des Émirats Arabes Unis, The National.

Comme pour les futures miss France, les dromadaires qui concourent doivent obéir à des règles draconiennes : outre l’absence de recours à la chirurgie esthétique, « Les dromadaires qui sont trouvés avec des drogues dans les lèvres, rasés, teints dans toutes les parties du corps, ou avec des changements de la forme naturelle ne sont pas autorisés », stipule le règlement.

Et pourtant, certains sont prêts à tout pour gagner, même en trichant. Il faut dire que la prime au vainqueur est plus qu’alléchante… L’an dernier, celle-ci s’élevait à 29 M€, ça motive. On vit vraiment une époque formidable…

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